Recul de l’état de droit

En réaction aux informations selon lesquelles les ministres des Affaires européennes des États membres de l’Union européenne (UE) n’ont pas pris de mesures fermes au sujet du recul de l’état de droit en Pologne lors du Conseil des Affaires générales, Iverna McGowan, directrice du Bureau des institutions européennes d’Amnesty International, a déclaré :

« La réponse des ministres européens aux attaques du gouvernement polonais contre les droits fondamentaux n’était pas adaptée à la gravité de la situation. Si c’est un soulagement de voir enfin des États membres remettre en cause un membre de leur club au sujet de son bilan qui se détériore en matière de droits, ils n’ont hélas pas traduit leurs paroles en actes.

« Ils ont préféré renvoyer la responsabilité à la Commission européenne pour " poursuivre le dialogue ". Cela ne permet aucunement de faire savoir aux pays qui piétinent les principes fondateurs de l’UE que leurs actes auront des conséquences. »

Amnesty International exhorte le Conseil à réexaminer cette question dès que possible et à préparer des conclusions, y compris l’activation de l’Article 7 du Traité sur l’Union européenne. Le Conseil doit condamner officiellement les attaques contre le système judiciaire, la société civile, les femmes et les groupes vulnérables, notamment les demandeurs d’asile et les migrants.

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