La fin d’un mécanisme de protection pour les réfugiés ?

Amnesty International s’inquiète de la déclaration du secrétaire d’État, Théo Francken, de mettre "en attente la réinstallation des réfugiés vulnérables" alors que la Belgique s’était engagée à accueillir cette année 1.150 migrants ayant besoin d’une protection internationale, essentiellement des Syriens en provenance de Turquie, du Liban et de Jordanie.

« Depuis 2013, le gouvernement a déployé des efforts louables pour mettre en place un programme de réinstallation structurel. Il serait très regrettable que le secrétaire d’État suspende désormais ces efforts », insiste Philippe Hensmans, directeur d’Amnesty International Belgique francophone. « Jusqu’à la semaine dernière, 879 réfugiés ont été pris en charge dans le cadre du programme de réinstallation du Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR) totalisant à plus de 250 ceux qui devaient encore bénéficier de cette réinstallation. »

« La réinstallation est l’un des seuls itinéraires sûrs et légaux permettant aux réfugiés les plus vulnérables de trouver une protection. En 2018, le Haut Commissariat aux réfugiés identifiait près de 1,2 million de personnes en situation de vulnérabilité et ayant besoin d’être réinstallé de toute urgence. En 2019, ce seront 1,4 million de réfugiés qui devra être réinstallé. Il s’agit de réfugiés qui ne peuvent retourner dans leur pays d’origine et qui ne peuvent pas non plus rester dans le pays où ils résident actuellement, par exemple en raison de leur orientation sexuelle ou de leur état de santé.  » 

Le gouvernement a lui-même réduit le nombre de places d’accueil et les réfugiés les plus vulnérables en seraient maintenant victimes. La Belgique doit augmenter son engagement en matière de réinstallation et ne pas revenir en arrière.

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