Réunion des ministres de la Justice et de l’Intérieur de l’Union européenne à Tampere. Coopération efficace et protection des droits humains

Communiqué du Bureau européen

IOR 61/022/2006

Bruxelles — Les ministres de la Justice et de l’Intérieur de l’Union européenne (UE) s’apprêtent à se rencontrer de nouveau à Tampere, où s’était tenu le sommet historique qui en 1999 avait fixé l’orientation politique visant à faire de l’UE un « espace de liberté, de sécurité et de justice ». Amnesty International profite de cette occasion pour demander à l’UE de rendre irréprochable au niveau des droits humains le Programme quinquennal de La Haye pour une meilleure coopération européenne dans le domaine de la justice et des affaires intérieures.

Dans un document de synthèse (disponible sur www.amnesty-eu.org), Amnesty International présente ses observations sur les défis et occasions qui se présentent dans le domaine de la justice et des affaires intérieures, du point de vue des droits humains.

En ce qui concerne la lutte contre le terrorisme, Amnesty International constate une fois de plus que, comme pour l’asile et l’immigration, une approche répressive seule n’apporte pas de réelles solutions.

« Au cours des dernières années, l’UE a réagi à la menace réelle du terrorisme de manière épidermique,
après des attaques, a déclaré Dick Oosting, directeur du Bureau européen d’Amnesty International. Très peu a été fait pour s’assurer que les droits et les libertés les plus élémentaires n’étaient pas affectés par ce type de réaction. »

« Nous constatons une même tendance au sein de l’Union européenne face à l’immigration clandestine, a ajouté Dick Oosting. Tous les efforts visent à concentrer des bateaux et du personnel de sécurité aux frontières extérieures de l’Europe et à conclure des ententes avec des pays tels que la Libye et le Maroc. Les droits des demandeurs d’asile et autres migrants sont perçus comme des obstacles et non comme des obligations à respecter. »

Amnesty International prend note de la création récente d’un groupe spécial de commissaires parmi lesquels figurent les responsables du développement et de l’éducation. Cependant, l’organisation est déçue par le fait que le concept de « solidarité » entre les États membres ait été limité à un soutien financier sporadique.

Alors que les ministres vont examiner cette semaine des aspects cruciaux du renforcement de l’espace de liberté, de sécurité et de justice, Amnesty International exhorte le Conseil à faire le nécessaire pour que leur volonté de « retrouver l’esprit de Tampere » en ce qui concerne la coopération en matière de justice et d’affaires intérieures soit profondément ancrée dans les droits humains.

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