Communiqué de presse

Russie. Des maisons incendiées après les affrontements en Tchétchénie : une punition collective

Les autorités russes doivent enquêter de toute urgence sur l’incendie d’au moins cinq maisons appartenant semble-t-il à des proches des 11 hommes accusés par le pouvoir d’avoir conduit une attaque armée à Grozny, la capitale tchétchène, a déclaré Amnesty International après avoir appris plus tôt dans la journée la nouvelle de cette « punition collective » contre les familles.

Les 11 hommes ont été tués lors d’un affrontement armé intervenu à Grozny le 4 décembre, au cours duquel 14 membres des forces de l’ordre ont également trouvé la mort. Un civil au moins figurerait aussi parmi les victimes.

Le lendemain de l’attaque, le président de la République tchétchène, Ramzan Kadyrov, avait déclaré que les familles des membres du groupe armé seraient expulsées de Tchétchénie, et que leurs maisons seraient démolies.

«  Punir les proches de personnes soupçonnées d’un crime ou d’un délit est une violation flagrante du droit international, a déclaré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International. Rien ne saurait justifier des actes de punition collective. Les autorités fédérales doivent faire en sorte qu’une enquête indépendante et impartiale soit menée sur l’incendie de ces maisons, et déférer à la justice les responsables présumés.

« S’il laisse faire ces actes qui pourraient être une punition collective, le pouvoir russe enverra un message dangereux, le message que de telles pratiques sont permises, et même encouragées. »

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