Communiqué de presse

Russie. Le lanceur d’alerte Edward Snowden sans protection juridique

Les informations selon lesquelles Edward Snowden vivrait en Russie avec une « autorisation temporaire de séjour » précaire au lieu de la protection que lui conférerait un accord d’asile en bonne et due forme montrent une nouvelle fois que cet homme doit être autorisé à se rendre dans le pays de son choix pour y effectuer une demande d’asile, a déclaré Amnesty International vendredi 1er août.

L’autorisation de séjour d’un an que la Russie avait accordée à ce lanceur d’alerte, ancien analyste des services de renseignement des États-Unis, aurait désormais expiré et rien ne semble garantir qu’elle va être prolongée.

« Edward Snowden est bloqué dans des limbes juridiques, aucun pays ne lui ayant délivré de passeport ni accordé l’asile », a déclaré Sherif Elsayed-Ali, directeur adjoint du programme Thématiques mondiales au sein d’Amnesty International.

Les États devraient étudier toute demande d’asile de la part d’Edward Snowden, en tenant compte des violations des droits humains à grande échelle qu’il a dénoncées et des mesures répressives du gouvernement des États-Unis à son encontre.

« Amnesty International appelle les gouvernements à ne pas l’empêcher de voyager pour chercher une protection. En interférant dans sa démarche, ils se rendent, de fait, complices de la sanction injuste et répressive dirigée contre lui par les États-Unis », a affirmé Sherif Elsayed Ali.

Des pays européens auraient refusé de le laisser ne serait-ce que traverser leur espace aérien.

« Les États-Unis ont révoqué le passeport d’Edward Snowden mais n’importe quel pays pourrait lui fournir des documents de voyage. Nous appelons les gouvernements du monde entier à faire en sorte qu’il soit en mesure de voyager et à étudier toute demande d’asile qu’il pourrait déposer », a déclaré Sherif Elsayed Ali.

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