Russie. Les recommandations du Conseil des droits humains doivent être mises en œuvre

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Les autorités russes doivent accepter et appliquer les recommandations des autres États, qui ont été adoptées ce vendredi 6 février par le Conseil des droits humains des Nations unies et qui visent à améliorer la situation des droits humains dans le pays.

« Si elles sont mises en œuvre ces recommandations permettront l’épanouissement d’une société civile où les citoyens pourront jouir librement de la liberté d’expression, de réunion et d’association et où les auteurs d’actes de racisme, de tortures et d’autres mauvais traitements et de toute autre atteinte aux droits humains seront tenus de rendre des comptes », a déclaré Martin Macpherson, directeur du programme Organisations internationales d’Amnesty International.

Durant l’examen, le 4 février, du bilan de la Russie en matière de droits humains, de nombreux États ont demandé qu’une enquête approfondie soit menée sur le meurtre récent de la journaliste indépendante Anastasia Babourova et de l’avocat spécialiste des droits humains Stanislav Markelov ; ils ont insisté sur le fait que les personnes soupçonnées d’en être les auteurs devaient être déférées à la justice. Les États ont souligné la nécessité de renforcer la lutte contre les crimes extrémistes et racistes visant principalement les minorités nationales et ethniques. De vives inquiétudes ont également été exprimées quant à la situation des droits humains dans le Caucase du Nord, au sujet notamment d’actes de torture, de disparitions forcées et d’homicides illégaux.

Les recommandations qui figurent au paragraphe 85 du rapport adopté par le groupe de travail du Conseil des droits humains concernent :

• l’adhésion au Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;

• les mesures à prendre pour assurer la sécurité des journalistes et des défenseurs des droits humains et déférer à la justice ceux qui commettent des crimes à leur encontre ;

• l’autorisation d’accès à l’Ingouchie et au Caucase du Nord pour le Groupe de travail des Nations unies sur les disparitions forcées et les rapporteurs spéciaux des Nations unies sur la torture et sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ;

• l’abolition de la peine de mort ;

• la mise en place d’un environnement favorisant le droit à la liberté de réunion et la libre expression par les citoyens de leurs points de vue ;

• les mesures à prendre pour faire respecter les droits des minorités ethniques.

« C’est le moment de s’atteler concrètement à la résolution de ces problèmes, a déclaré Martin Macpherson. Il est grand temps que la Russie respecte les promesses qu’elle a faites en matière de protection des droits humains. »

Complément d’information

La Russie a présenté son rapport et répondu aux questions des États membres et observateurs du Conseil des droits de l’homme, dans le cadre de l’Examen périodique universel qui permet au Conseil de passer en revue le bilan de tous les États membres des Nations unies en matière de droits humains. Des organisations nationales et internationales de défense des droits humains, dont Amnesty International, ont soumis leurs propres rapports au Conseil. Le Conseil disposait également d’une compilation d’informations des Nations unies sur la situation des droits humains en Russie. Après le passage en revue des différents rapports soumis, il y a eu un débat au cours duquel les États participants ont recommandé certaines mesures à prendre pour améliorer la situation des droits humains en Russie.

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