Communiqué de presse

Russie. Une décision de justice concernant un internement psychiatrique doit être réexaminée

Un recours contre le jugement ordonnant l’internement de Mikhaïl Kossenko – pour une durée potentiellement illimitée – afin qu’il reçoive des soins psychiatriques forcés sera examiné par un tribunal de Moscou jeudi 13 mars, après que cet homme ait été arrêté pour sa participation à une action de protestation.

Amnesty International suit son procès. Les porte-paroles de l’organisation sont disponibles pour des interviews.

« La décision que le tribunal prendra jeudi 13 est susceptible d’entériner une pratique de l’ère soviétique consistant à museler l’opposition au moyen de la médecine psychiatrique, en incarcérant un homme innocent pour une durée potentiellement illimitée », a déclaré Sergueï Nikitine, directeur du bureau d’Amnesty International à Moscou.

« Amnesty International espère vivement que le tribunal examinera avec impartialité la contre-expertise psychiatrique et les éléments – notamment des séquences vidéo et des témoignages – qui tendent très fortement à disculper Mikhaïl Kossenko, et veillera à ce qu’il ressorte libre de la salle d’audiences jeudi 13 mars. »

« Le choix entre la justice et l’injustice est entre les mains de ce tribunal. »

Mikhaïl Kossenko est en détention depuis le 8 juin 2012, un mois après sa participation à une manifestation sur la place Bolotnaïa, à Moscou, où manifestants et policiers se sont affrontés. Il a été inculpé de participation à des « manifestations de masse » et de recours à la force contre un policier, et a été condamné à recevoir des soins psychiatriques de force le 8 octobre 2013.

Amnesty International considère cet homme comme un prisonnier d’opinion, car il a été emprisonné uniquement pour avoir exercé son droit de manifester pacifiquement, et elle demande sa libération immédiate et sans condition.

Voir aussi :
Russie. Anatomie d’une injustice : le procès de l’affaire Bolotnaïa

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