Rwanda : Les accusations portées contre la militante politique Diane Rwigara doivent être abandonnées

Les accusations liées à la liberté d’expression dont font l’objet une ancienne candidate à la présidence et sa mère doivent être abandonnées.

Elle est poursuivie pour avoir critiqué le parti au pouvoir et dénoncé les problèmes d’injustice et la situation économique du pays.

Diane Rwigara et sa mère Adeline avaient été arrêtées en septembre 2017 après que Diane Rwigara avait essayé de se présenter en tant que candidate à l’élection présidentielle au Rwanda en août 2017.

«  Le droit à la liberté d’expression ne doit pas être remis en question lorsque les tribunaux rwandais examineront l’affaire de Diane et Denise Rwigara », a déclaré Sarah Jackson, directrice adjointe du bureau régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Est, la Corne de l’Afrique et la région des Grands Lacs.

«  Les personnalités politiques doivent être autorisées à expliquer leurs politiques et, comme tout le monde, à réagir à celles de leurs opposants et à les critiquer. »

Amnesty International demande non seulement aux autorités rwandaises d’abandonner les accusations liées à la liberté d’expression portées contre Diane et Adeline Rwigara, mais également de veiller à ce que leur droit à un procès équitable soit garanti dans le cadre d’autres poursuites, comme le prévoit la Constitution du pays et le droit international.

Complément d’information

Diane Rwigara et sa mère Adeline sont toutes deux poursuivies pour « incitation à l’insurrection ou aux troubles ». Diane Rwigara est également inculpée de « fabrication ou falsification de documents » et « usage de faux », tandis que sa mère Adeline est inculpée de la charge supplémentaire de « discrimination et pratiques sectaires ».

L’accusation d’incitation portée contre Diane Rwigara se fonde sur des commentaires qu’elle a faits lors de plusieurs conférences de presse, notamment celle de lancement du Mouvement pour le salut du peuple, son nouveau groupe militant, le 14 juillet 2017.

Au cours d’une audience préliminaire en novembre 2017, le procureur aurait déclaré que les mots qu’elle avait employés « montr[ai]ent clairement qu’elle avait l’intention de salir la réputation du pays et de ses dirigeants avec des mensonges ».

Diane et Adeline Rwigara ont été libérées sous caution le 5 octobre 2018 après avoir passé plus d’un an en détention.

Les audiences avaient jusque-là porté sur des questions de procédure, mais l’audience du 7 novembre devrait porter sur le fond de l’affaire.

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