Salvador. Les enfants « disparus » et leurs familles méritent justice

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

AMR 29/001/2008

Le Salvador n’a toujours pas soldé sa dette auprès des enfants qui ont « disparu » pendant le conflit armé interne, ni auprès de leurs familles. La justice n’a pas été rendue.

Ce 29 mars, journée des enfants « disparus », Amnesty International demande de nouveau à l’État salvadorien d’honorer ses obligations aux termes de l’arrêt et de plusieurs requêtes antérieures de la Cour interaméricaine des droits humains dans l’affaire des sœurs Serrano Cruz.

Plusieurs points importants de cet arrêt n’ont toujours pas été suivis d’effet, trois ans après la décision de la Cour. Les autorités salvadoriennes n’ont pas encore identifié les responsables de la « disparition » des sœurs Serrano Cruz et n’ont pas recherché sérieusement et efficacement les victimes. « Le procureur général et le président de la République, notamment, doivent prendre toutes les mesures en leur pouvoir pour favoriser les recherches », a déclaré Amnesty International.

Depuis sa création en 2004, la Commission interinstitutionnelle de recherche des enfants disparus du fait du conflit armé au Salvador a joué un rôle dérisoire et insatisfaisant. La Commission déclare n’avoir résolu qu’une trentaine de cas, dont la majorité ne sont pas liés à des disparitions forcées.

Plus de 700 « disparitions » d’enfants ont été signalées pendant le conflit armé qui a déchiré le Salvador de 1980 à 1992. Grâce au travail d‘organisations de la société civile, plus de 300 d’entre eux ont pu être localisés. Amnesty International tient néanmoins à souligner que c’est à l’État avant tout qu’il incombe de retrouver ces enfants.

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