#Signforhumanity

Les personnes contraintes de fuir de chez elles n’ont jamais été aussi nombreuses dans le monde

Or, au lieu de montrer l’exemple et de protéger les personnes réfugiées, la plupart des pays leur claquent la porte au nez.

Les nations les plus riches laissent une poignée de pays faire face seuls à la quasi-totalité des 21 millions de réfugiés du monde. Certains médias et responsables politiques puissants manipulent la réalité et déshumanisent les personnes réfugiées, qualifiant leur situation d’« illégale » ou les présentant comme des « envahisseurs » sans visage qui sont une « menace pour la sécurité ».

Ils se dérobent à la responsabilité qui est la leur de protéger les personnes qui fuient la violence, les persécutions et les conflits. Et chaque jour qui passe, leur indécision et leur inaction causent d’immenses souffrances humaines.

Mais si nous ne pouvons pas compter sur nos responsables politiques pour changer le monde, nous le ferons nous-mêmes.

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William, 11 ans, est un réfugié vivant dans un camp du nord du Kenya. « Je suis né ici à Kakuma, mais je sais que nous possédions beaucoup de choses au Soudan. Nous avions trois bâtiments : un pour le bétail, une remise et notre maison. »
© Amnesty International (photo : Richard Burton)

LA POSSIBILITE DE TOUT RECOMMENCER

Il ressort de notre sondage récent sur l’état d’esprit de personnes du monde entier que 80 % d’entre nous sommes prêts à accueillir des personnes réfugiées dans nos pays, nos quartiers ou nos villages - et même sous notre toit.

Ensemble, nous formons un mouvement d’hommes et de femmes qui pensent que ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous sépare.

Nous ne percevons pas les réfugiés comme une menace, mais comme des gens dont la vie même est menacée. Des gens qui ont besoin de trouver un endroit où ils seront en sécurité, pour prendre un nouveau départ et avoir la possibilité d’apporter une contribution positive.

Notre réaction à la crise mondiale des réfugiés déterminera dans quel genre de monde nous et les générations futures allons vivre. L’histoire nous jugera sur la façon dont nous aurons géré la pire crise humanitaire de notre temps.

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Les affaires bien rangées d’un migrant dans un foyer au Mexique, en 2010. Chaque année, des centaines de milliers de personnes empruntent l’un des itinéraires les plus dangereux au monde, fuyant une violence implacable et une pauvreté extrême au Salvador, au Honduras et au Guatemala, et se mettant en quête de sécurité au Mexique et aux États-Unis.
© Marc Silver

Ne laissons pas passer cette occasion de défendre ce qui nous unit en tant qu’êtres humains, et refusons de laisser la peur et les préjugés prendre le dessus.

Ensemble, nous allons envoyer un message fort aux responsables politiques du monde entier, pour qu’ils fassent le bon choix et s’entendent sur un plan de partage des responsabilités en matière de réfugiés. Sans attendre.

Que demande Amnesty International ?

Tous les pays peuvent aider à protéger les personnes réfugiées par le biais de la réinstallation, ainsi que d’autres voies sûres et légales. La réinstallation peut permettre de protéger les réfugiés les plus vulnérables - les personnes qui ont été torturées, par exemple, ou les femmes qui restent exposées à des risques de violences. Les voies sûres et légales sont les autres « voies d’accès » à la sécurité que les gouvernements peuvent ouvrir dans les situations d’urgence, comme dans le cadre de la crise des réfugiés syriens. Ils peuvent par exemple proposer :

• Le regroupement familial, qui permet à des réfugiés de rejoindre des proches vivant déjà à l’étranger.

• Des bourses et des visas étudiants, permettant à des réfugiés d’entamer ou de poursuivre des études.

• Des visas médicaux, qui permettent d’aider des personnes souffrant de graves problèmes de santé à recevoir des soins vitaux.

En ouvrant ces voies d’accès à un nombre beaucoup plus élevé de personnes réfugiées, on permettra à ces dernières de se rendre dans de nouveaux pays d’accueil de manière sûre et organisée.

Partage des responsabilités

Ignorer la plus importante crise humanitaire de notre époque ne résoudra rien et engendrera d’immenses souffrances humaines. En acceptant de partager la responsabilité de la protection des réfugiés, nos gouvernements peuvent faire la preuve de leur capacité à véritablement montrer l’exemple, en investissant dans la vie et l’avenir des gens, et en faisant ressortir ce qu’il y a de meilleur en chacun de nous.

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