Six façons d’aider Raif Badawi et d’autres militants en Arabie saoudite

Un an après le tollé qu’a suscité dans le monde la flagellation en public de Raif Badawi, celui-ci et des dizaines d’autres prisonniers d’opinion se trouvent toujours en détention et risquent de subir des châtiments cruels en Arabie saoudite. Un nombre croissant de personnes sont condamnés au titre d’une loi antiterroriste sévère, tandis que les alliés de l’Arabie saoudite soutiennent sans vergogne la répression menée au nom de la « guerre contre le terrorisme ».

Participez à la riposte dès aujourd’hui - voici six façons de demander à l’Arabie saoudite d’agir.

1. Réclamez la libération immédiate de Raif Badawi

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Raif Badawi et ses enfants avant sa condamnation en mai 2014.

En mai 2014, le gouvernement saoudien a condamné Raif Badawi à une peine de 10 années d’emprisonnement et 1 000 coups de fouet pour avoir créé un forum en ligne visant à encourager le débat social et public. Vendredi 9 janvier 2015, Raif Badawi a reçu la première série de 50 coups de fouet. Il n’en a pas reçu d’autre depuis, et des sympathisants d’Amnesty International du monde entier continuent à se mobiliser en faveur de sa libération.

Tweetez maintenant : Dites au roi Salman qu’il doit relâcher Raif Badawi immédiatement et sans condition !

One year on @Raif_Badawi’s fate is still uncertain. @KingSalman : end the torment & release him now !
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2. Contribuez à obtenir la libération de Waleed Abu al Khair, avocat spécialiste des droits humains

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Waleed Abu al Khair est un avocat saoudien spécialiste des droits humains condamné à 15 ans de prison pour avoir exercé son métier.

Waleed Abu Al Khair, avocat spécialiste des droits humains, a été condamné à 15 ans de prison au titre de la loi antiterroriste draconienne en vigueur en Arabie saoudite. Il a défendu de nombreux militants pacifiques, dont Raif Badawi, et a protesté contre les multiples attaques contre les droits humains perpétrées dans tout le pays.

Waleed Abu Al Khair est un prisonnier d’opinion, pas un terroriste. Joignez-vous à l’appel en faveur de sa libération immédiate et inconditionnelle - signez la pétition aujourd’hui.

3. Tweetez pour sauver trois jeunes militants de l’exécution

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Ali al-Nimr n’avait que 17 ans lorsqu’il a été arrêté pour avoir participé à une manifestation de l’opposition pacifique. Neveu du dignitaire chiite Ali al-Nimr, décapité le 2 janvier dernier, il a lui aussi été condamné à mort et risque d’être exécuté à tout moment.

La possibilité que trois jeunes militants chiites, Ali al Nimr, Dawood al Marhoon et Abdullah al Zaher soient exécutés d’un moment à l’autre suscite des craintes de plus en plus vives. Ils étaient tous mineurs lorsqu’ils ont été arrêtés après avoir pris part à des rassemblements contre le gouvernement. Tous trois ont été condamnés à mort à l’issue de procès manifestement iniques, uniquement sur la base d’« aveux » qui leur auraient été extorqués sous la torture. Ali al Nimr est le neveu de Nimr al Nimr, le dignitaire religieux chiite exécuté le même jour que 46 autres personnes le 2 janvier 2016.

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Dawood al-Marhoon est un militant chiite condamné à mort par la justice saoudienne pour sa participation à une manifestation pacifique alors qu’il était âgé de 17 ans. Les "aveux" motivant sa peine auraient été arrachés sous la torture.

Tweetez maintenant : Demandez que le roi Salman commue immédiatement la condamnation à mort de ces trois jeunes militants.

Horrific executions in #SaudiArabia must end ! @KingSalman : Save juveniles Ali, Dawood, Abdullah & others
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Abdullah al-Zaher avait 16 ans lorsqu’il a été arrêté après avoir participé à une manifestation pacifique de l’opposition saoudienne. Mineur au moment des faits qui lui sont reprochés, il a été condamné à la peine capitale et risque d’être exécuté à tout moment.

4. Demandez la libération de défenseurs des droits humains non violents
L’Arabie saoudite continue d’interdire les associations indépendantes de défense des droits humains et d’incarcérer leurs membres fondateurs. Les défenseurs des droits humains Abdulrahman al Hamid et Abdulkareem al Khoder ont récemment été condamnés à 9 et 10 ans de prison respectivement, à l’issue de procès manifestement iniques devant le tristement célèbre tribunal antiterroriste du royaume. Les deux hommes sont membres fondateurs de l’Association saoudienne des droits civils et politique (ACPRA), une organisation indépendante. Huit autres membres de l’ACPRA sont soit déjà derrière les barreaux, soit en instance de jugement pour avoir appelé de leurs vœux une réforme sur le terrain politique et des droits humains.

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Fondée en octobre 2009, l’ACPRA est une ONG indépendante qui défend les droits humains. Elle signale des atteintes aux droits humains et aide de nombreuses familles de personnes détenues sans inculpation à se retourner contre le ministère de l’Intérieur devant le Tribunal des plaintes, une juridiction administrative chargée d’examiner les plaintes déposées contre l’État et les services publics.

Dites à l’Arabie saoudite de libérer ces militants pacifiques en faveur des droits humains dès aujourd’hui !

@KingSalman : Defending human rights is not a crime ! Release @drkhdar and @abukhald100 now ! #SaudiArabia #acprahr
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5. Incitez votre gouvernement à faire pression sur l’Arabie saoudite
Votre gouvernement doit faire tout son possible pour que l’Arabie saoudite agisse correctement. Publiez des tweets sur les comptes officiels des autorités de votre pays (par exemple, votre ministère des Affaires étrangères, ou votre ambassade en Arabie saoudite) et demandez-leur d’inciter l’Arabie saoudite à libérer Raif, Waleed et d’autres défenseurs non violents des droits humains. Voici les comptes Twitter de quelques ambassades en Arabie saoudite :
Union européenne : @EUintheGCC
Allemagne : @GermanyinKSA
Pays-Bas : @NLinSaudiArabia
Suède : @SwedeninKSA
Royaume-Uni : @UKinSaudiArabia
États-Unis : @USEmbassyRiyadh

L’ambassade belge en Arabie saoudite ne possède pas de compte Twitter, mais vous pouvez leur écrire à l’adresse e-mail suivante : Riyadh@diplobel.fed.be

6. Faites pression sur l’ambassade d’Arabie saoudite de votre pays
Cherchez sur Internet le numéro de téléphone ou de fax de l’ambassade d’Arabie saoudite dans votre pays, et contactez-la pour demander que la situation change. Vous pourriez par exemple dire :

« J’appelle pour demander des renseignements sur le cas d’Ali al Nimr, le mineur délinquant condamné à mort. Le fait qu’il soit en détention à l’isolement et puisse être exécuté à tout moment m’inquiète beaucoup. »

Nous savons que cette forme d’action est particulièrement efficace (et agaçante).

Par ailleurs, Amnesty Belgique francophone et néerlandophone organisent tous les premiers jeudis du mois un rassemblement devant l’Ambassade d’Arabie saoudite pour protester contre les violations des droits humains commises par les autorités.

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Les militants d’Amnesty Belgique se réunissent tous les premiers jeudis du mois depuis 1 an devant l’ambassade d’Arabie saoudite à Bruxelles pour protester contre les violations des droits humains et exiger la libération des prisonniers d’opinion.
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