SOMMET DE SEVILLE : Amnesty International accueille favorablement le glissement des « sanctions » vers la « coopération » mais maintient sa préoccupation concernant l’impact sur les droits humains.

Communiqué du 23 juin 2002

A Séville, les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres de l’Union
européenne ont finalement refusé d’ajouter à leur politique de lutte contre
l’immigration illégale des « sanctions » concernant l’aide aux pays tiers.
Amnesty International exprime le voeu que cette décision s’accompagne d’une
ouverture vers une plus grande attention pour les droits humains dans le débat sur
l’immigration.

La menace de ces « sanctions » illustre la distorsion des politiques de l’
Union. La « guerre » contre l’immigration illégale s’est enflammée au point
que presque tout le monde a réalisé que l’Union allait trop loin dans sa
volonté de tenir des gens à distance et de les refouler à tout prix.

Avant le sommet de Séville, Amnesty International avait tiré la sonnette d’
alarme, estimant que les droits humains étaient mis en danger du fait de la
fortification de l’Europe et que le racisme pouvait croître du fait du
manque de nuances dans ce débat.

Amnesty International maintient sa demande d’une évaluation de l’effet sur
les droits humains de toutes les décisions prises pour lutter contre l’
immigration illégale. Le débat sur les « sanctions » a permis de mettre au
premier plan la nécessité d’accorder plus d’attention aux causes réelles de
l’asile et des migrations.

Amnesty International réaffirme que le réel défi de l’Union européenne est
de développer une approche globale qui assure un équilibre entre le contrôle
des frontières et :
 le respect absolu du droit d’asile et des droits humains des migrants en
Europe ;
 une pression constructive pour l’amélioration des droits humains dans les
pays que ces personnes fuient ;
 des garanties pour la sécurité de ceux qui sont refoulés.

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