Sommet UE-États-Unis : nécessité d’une action commune pour protéger les droits humains en Afghanistan et au Pakistan


COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI -
2 novembre 2009

(Bruxelles, le 3 novembre) Le Sommet UE-États-Unis qui se tient aujourd’hui devrait déboucher sur des mesures concrètes pour lutter contre les violations des droits humains perpétrées en Afghanistan et au Pakistan, a déclaré Amnesty International.

Une attention particulière devrait être accordée aux violations qui sapent le processus électoral en Afghanistan, et au sort des milliers de personnes déplacées dans le nord-ouest du Pakistan.

Amnesty International a adressé une lettre (consultable sur www.amnesty-eu.org) à l’Union européenne (UE) – qui vient d’approuver un nouveau plan pour une action renforcée dans ces deux pays – afin de l’exhorter à rechercher une position commune avec les États-Unis en vue de faire face d’urgence à ces deux problèmes.

« Comme l’UE l’a elle-même reconnu, les stratégies ne suffisent pas à elles seules, il est à présent nécessaire d’agir, a souligné Natalia Alonso, directrice adjointe du Bureau européen d’Amnesty International.

« Nous espérons que l’UE et les États-Unis vont convenir d’actions concrètes en vue de garantir une issue crédible en ce qui concerne l’élection présidentielle afghane, et qu’ils ne vont pas oublier les milliers de personnes qui ont été déplacées au Pakistan et qui ont d’urgence besoin d’une aide », a-t-elle ajouté.

Depuis le mois de juillet, entre 90 000 et 150 000 personnes ont été forcées de fuir la région du Waziristan-Sud, dans le nord-ouest du Pakistan, en raison des offensives, incluant des tirs d’artillerie et des bombardements aériens, menées par l’armée contre les forces des talibans.

Les familles déplacées ne reçoivent quasiment aucune aide : il n’y a pas de camp pour les héberger, les hôpitaux sont pleins et il n’existe pas de structures de soins d’urgence. Alors que les réserves de nourriture et d’eau potable s’amenuisent, de nombreuses autres personnes déplacées risquent d’arriver si les combats se poursuivent dans le Waziristan-Sud.

Dans sa lettre, Amnesty International a exhorté l’UE et les États-Unis à s’accorder sur une déclaration commune appelant les autorités pakistanaises à s’acquitter de leurs responsabilités et à fournir aux civils qui s’enfuient des installations adéquates.

En ce qui concerne l’Afghanistan, Amnesty International a reçu des informations prouvant qu’au cours du premier tour de l’élection présidentielle des représentants du gouvernement afghan et des partisans des deux principaux candidats, le président Hamid Karzaï et son rival Abdullah Abdullah, s’étaient dans plusieurs cas livrés à des manœuvres d’intimidation. Dans certains de ces cas des journalistes et des observateurs électoraux ont reçu des menaces de mort.

Il est donc crucial que les autorités de l’UE et des États-Unis unissent leurs efforts afin d’apporter une aide au gouvernement afghan pour les prochaines étapes du processus de l’élection présidentielle, et aussi en vue des élections législatives de 2010, qui soulèvent encore davantage d’inquiétudes quant aux risques de violences.

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