Sommet UE- Inde : liberté religieuse pour tous

Communiqué de presse du Bureau européen

(Bruxelles, le 29 septembre 2008) Les droits humains doivent être inscrits au programme des discussions avec l’Inde, a déclaré Amnesty International à quelques jours du sommet Union européenne (UE)- Inde prévu à Marseille.

Un débat sur les défis mondiaux tels que la sécurité alimentaire et le changement climatique ne sera pas complet si les droits humains ne figurent pas également au programme. Amnesty International demande donc instamment à l’Union européenne d’aborder la question du maintien de la peine de mort en Inde, du harcèlement subi par les défenseurs des droits humains et des attaques contre les minorités religieuses.

« En tant qu’acteur régional majeur et plus grande démocratie au monde, l’Inde doit montrer l’exemple et changer son bilan en matière de respect des droits humains », a déclaré Nicolas Beger, directeur du bureau européen d’Amnesty International.

En ce qui concerne la peine de mort par exemple, l’Inde pourrait envoyer un signal fort au reste de l’Asie – le continent qui exécute le plus grand nombre de personnes – si elle abolissait cette pratique. Bien que l’Inde affirme n’appliquer la peine de mort que dans des cas « extrêmement rares », les informations dont dispose Amnesty International contredisent ces déclarations. L’organisation craint que des condamnations à mort ne continuent d’être prononcées de manière arbitraire et discriminatoire. (Pour plus d’informations, voir The Death Penalty in India : A Lethal Lottery, http://www.amnestyusa.org/document.php?id=ENGASA20062008&lang=e

L’UE doit également faire pression sur les autorités indiennes pour qu’elles se montrent plus efficaces dans la prévention et les enquêtes sur les attaques actuellement perpétrées contre les minorités chrétiennes et musulmanes.

« Jusqu’à présent, très peu de progrès ont été réalisés par la justice indienne pour traduire en justice les auteurs présumés de ces actes. Cela ne peut pas continuer. L’UE doit rappeler très clairement à l’Inde que la liberté religieuse et le respect des minorités sont des piliers essentiels d’un système démocratique », a ajouté Nicolas Beger.

Amnesty International a accueilli avec satisfaction la décision d’inclure les récentes attaques contre des chrétiens à l’ordre du jour des discussions du Sommet, mais espère que l’UE ne s’arrêtera pas là. Les musulmans sont aussi régulièrement la cible d’extrémistes et les défenseurs des droits humains sont souvent victimes de harcèlement et empêchés d’exercer leur droit à la liberté d’expression – de nombreux manifestants pacifiques, par exemple, sont arbitrairement arrêtés et parfois même torturés.

Dans une lettre (disponible sur le site http://www.amnesty-eu.org/) l’organisation de défense des droits humains appelle l’UE à faire pression sur l’Inde pour qu’elle
  abolisse la peine de mort et engage des efforts en faveur d’un moratoire mondial ;
  garantisse la liberté religieuse et la liberté d’expression pour tous ;
  traduise en justice les auteurs présumés des attaques perpétrées contre des minorités et des défenseurs des droits humains.

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