Sommet Union européenne-Russie. Sur la question des droits humains, l’Union européenne doit parler d’une seule voix pour faire entendre un message cohérent

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

EUR 46/046/2007 (Public)

(Bruxelles, 26 octobre 2007) L’UE doit mettre à profit le sommet du 26 octobre avec la Fédération de Russie pour insister sur la nécessité d’une avancée sur un certain nombre de questions majeures relatives aux droits humains, a déclaré Amnesty International.

Un an après le meurtre d’Anna Politkovskaïa, journaliste et défenseure des droits humains, les militants de la société civile et les médias - notamment ceux travaillant sur le Caucase du Nord - continuent de subir des pressions et d’être victimes d’actes d’intimidation. Au moins une journaliste aurait fui le pays pour se protéger et protéger sa famille.

Ce n’est que l’un des aspects des difficultés rencontrées par tous ceux qui osent faire entendre leur voix. Dans le Caucase du Nord, notamment en Ingouchie, la situation s’est très nettement dégradée en termes de sécurité ; le Service fédéral de sécurité est accusé d’être impliqué dans des détentions arbitraires, des actes de torture, des disparitions et des exécutions extrajudiciaires.

La façon dont les autorités russes réagissent face aux crimes racistes est un autre sujet de préoccupation majeure. Même si des progrès ont été constatés, des attaques racistes violentes continuent de se produire en Russie avec une régularité alarmante et les autorités sont manifestement réticentes à enquêter et à poursuivre les auteurs de tels actes.

« Des violations graves des droits humains se produisent en Russie aujourd’hui qui affaiblissent la crédibilité du pays en tant qu’acteur majeur et partenaire de la communauté internationale, a déclaré Dick Oosting, directeur du bureau européen d’Amnesty International.

« Lors du dernier sommet en mai à Samara, l’UE s’est montrée capable de parler d’une seule voix et d’aborder avec fermeté les problèmes relatifs aux droits humains en Russie. Il faut poursuivre sur cette voie, afin d’envoyer un signal fort aux citoyens russes ordinaires qui veulent vivre dans une société qui respecte leurs droits », a-t-il ajouté.

Dans un point presse disponible sur le site http://www.amnesty-eu.org/, l’organisation de défense des droits humains dresse une liste des principales questions qu’elle a demandé à l’UE d’aborder, à savoir :

  les atteintes aux droits humains par des représentants de l’État dans le Caucase du Nord, particulièrement en Ingouchie ;

  la dégradation de la liberté d’expression et de réunion en Russie, qui a surtout affecté les organisations de la société civile ;

  les actes de violences racistes et l’inaction manifeste de la police face à ces crimes.

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