SOUDAN : Des militantes des droits humains sont harcelées par la Sécurité nationale

Index AI : AFR 54/068/2005
ÉFAI
Mardi 26 juillet 2005

FLASH

Trois avocates travaillant plus particulièrement sur les problèmes des femmes au Soudan ont été interrogées par le service de la Sécurité nationale au cours des deux derniers jours. Elles venaient de participer, à Port-Soudan, dans l’est du pays, à un atelier sur les droits humains organisé localement et auquel participaient des organisations non gouvernementales (ONG) et des avocats du pays.
L’atelier s’était conclu par des recommandations au gouvernement soudanais lui demandant de signer un accord interdisant les mutilations génitales féminines et la discrimination à l’égard des femmes. Selon les participants, Nijalla Mohamed Ali, Sana Hassan Babiker et Halima Hussein Mohamed avaient très activement plaidé en faveur de cette cause, ce qui pourrait expliquer pourquoi elles ont été plus particulièrement prises pour cibles.
Le service de la Sécurité nationale leur a demandé de se présenter à un interrogatoire sur leurs liens présumés avec des ONG étrangères. Elles ont été informées ce mardi 26 juillet 2005 que ces interrogatoires pourraient se répéter indéfiniment.
Par le passé, les services de sécurité ont utilisé les interrogatoires répétitifs comme méthode de harcèlement contre des défenseurs des droits humains. Amnesty International demande qu’il soit mis fin à ces convocations répétées à des interrogatoires comme méthode de harcèlement contre les militants de la société civile.

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