Soudan. Une force effective de maintien de la paix est nécessaire de toute urgence pour assurer la protection de la population civile


Déclaration publique

AFR 54/077/2006

Le gouvernement du Soudan a donné son accord « de principe » à une « opération hybride » ONU-UA de maintien de la paix à l’issue d’une rencontre à Addis-Abeba avec des représentants de l’Union africaine, des Nations unies et des pays du Conseil de sécurité entre autres.

Selon le communiqué rendu public à Addis- Abeba après la rencontre du 16 novembre, « Une opération hybride est acceptée sur le principe, en attendant une clarification de la taille de la force... La force de maintien de la paix aura un caractère majoritairement africain ... l’Onu fournira les structures de renforcement, de commandement et de contrôle »

Amnesty International a instamment demandé, ce vendredi 17 novembre, à toutes les parties impliquées dans l’élaboration de cette nouvelle proposition de veiller à ce que la protection effective de la population civile soit au centre de toute opération de maintien de la paix au Darfour.

Le besoin de protection est d’autant plus manifeste que des attaques ont été menées par des milices Janjawid contre des civils dans tout le Darfour au cours de la semaine passée. La population du Darfour a besoin de toute urgence d’une force effective de maintien de la paix qui la protège des violations continues et flagrantes de ses droits fondamentaux.

La population civile du Darfour a perdu confiance dans la Mission de l’Union africaine au Soudan (AMIS) du fait de l’incapacité de cette dernière à lui assurer protection. Il faut réagir à ce manque de confiance.

Une force effective de maintien de la paix aura besoin de ressources humaines et matérielles suffisantes et d’un mandat clair de protection des civils dans tout le Darfour. En outre, le gouvernement soudanais doit s’engager pleinement en faveur de la mise en œuvre du mandat de cette mission de maintien de la paix.

Par ailleurs, il est nécessaire de s’assurer que la force hybride aura à rendre compte de ses actes, en mettant en place des structures de commandement et de contrôle clairement définies et transparentes entre les forces des Nations unies et de l’Union africaine.

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