Sri Lanka. Il faut mettre un terme à l’impunité pour les attaques visant la minorité musulmane

Les autorités sri-lankaises doivent prendre des mesures contre les responsables des attaques ciblant la minorité musulmane du pays, a déclaré Amnesty International.

Le 5 mars, la foule a mis le feu à des maisons, des boutiques et une mosquée appartenant aux membres de la communauté musulmane dans le quartier de Digana, dans la ville de Kandy, au centre du Sri Lanka. Il s’agit du deuxième fait de violence grave perpétré contre les musulmans au Sri Lanka en une semaine. Une attaque analogue s’est en effet déroulée dans le district d’Ampara, sur la côte est, le 26 février. Si plusieurs individus ont été arrêtés pour avoir participé à ces attaques récentes, l’impunité perdure pour les précédents actes de violence visant la minorité musulmane.

« Les autorités sri-lankaises doivent mettre un terme à l’impunité dont jouissent les groupes qui incitent à la haine et se livrent à des violences contre des minorités religieuses. Il est de leur devoir de protéger les citoyens vulnérables et d’amener les responsables de tels agissements à rendre des comptes, a déclaré Dinushika Dissanayake, directrice régionale adjointe pour l’Asie du Sud à Amnesty International.

« En s’abstenant d’agir et de prendre des mesures contre ces groupes, les autorités n’ont fait que les encourager et plonger les minorités dans un climat de peur profonde. Ce n’est pas la première fois que la minorité musulmane subit de telles violences. Les scènes des derniers jours rappellent les attaques d’Aluthgama, il y a quatre ans, ce qui témoigne du peu de chemin parcouru depuis. »

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