Communiqué de presse

Sri Lanka. Le Conseil des droits de l’homme doit intervenir

Voici la réaction d’Amnesty International à la remise au Conseil des droits de l’homme par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon des conclusions de son équipe d’experts sur le Sri Lanka :

« Cela fait des mois que nous attendons que les conclusions du rapport d’experts soient remises au Conseil des droits de l’homme, a déclaré Sam Zarifi, directeur d’Amnesty International pour l’Asie-Pacifique. Maintenant il n’y a plus d’excuse pour l’inaction ou les retards. »

Le rapport du comité d’experts, qui a été rendu public en avril 2011, fait état d’« allégations crédibles » de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité par toutes les parties au conflit qui a déchiré le Sri Lanka.

« Le comité d’experts a fourni un rapport vigoureux et crédible ; pour la première fois, une instance internationale reconnaissait l’étendue des atteintes aux droits humains perpétrées dans les derniers jours du conflit extrêmement violent qui a fait au moins 10 000 victimes parmi les civils au Sri Lanka. »

« Il est temps maintenant que le Conseil des droits de l’homme donne suite aux conclusions du comité d’experts et demande des comptes aux responsables des nombreuses atrocités qui ont été commises dans ce pays, a ajouté Sam Zarifi. Les milliers de victimes n’ont que trop attendu. »

Amnesty International a de nouveau évoqué auprès du Conseil des droits de l’homme les atteintes aux droits humains qu’elle a aussi recensées au Sri Lanka depuis la fin du conflit en 2009. Il s’agit notamment du blocage de l’aide humanitaire en direction des personnes déplacées ; de l’absence de consultation des personnes concernées par le processus de réinstallation, et des menaces que font peser les autorités sur la liberté de la presse.

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