Communiqué de presse

Sri Lanka. Le rapport de l’ONU doit inciter à ouvrir une enquête internationale sur les crimes de guerre

Il faut que la communauté internationale passe à l’action, après la publication par les Nations unies d’un nouveau rapport rigoureux demandant l’ouverture d’une enquête internationale sur les violations des droits humains et crimes de guerre qui auraient été commis au Sri Lanka, a déclaré Amnesty International.

« Il est absolument honteux que cinq ans après la fin du conflit armé au Sri Lanka, les victimes et les familles de victimes n’aient toujours pas obtenu justice. Le rapport que Navi Pillay vient de rendre public rappelle une nouvelle fois de manière pressante et poignante que l’enquête internationale sur ces violations des droits humains et crimes de guerre présumés ne peut plus attendre », a déclaré Polly Truscott, directrice adjointe du programme Asie-Pacifique d’Amnesty International.

« Le Sri Lanka a jusqu’à présent fait tout son possible pour donner le change devant la communauté internationale et bloquer les initiatives visant véritablement à amener les responsables présumés à rendre des comptes pour les violations des droits humains du passé.

« Ce rapport doit susciter une prise de conscience, et nous exhortons le Conseil des droits de l’homme des Nations unies à adopter en mars une résolution forte mettant sur pied une enquête internationale. »

« Les conclusions de Navi Pillay rejoignent les nôtres. Nous continuons à recevoir des témoignages et d’autres informations faisant état de violations horribles commises par les forces gouvernementales et les Tigres tamouls pendant le conflit armé. »

Lundi 24 février, Navi Pillay, la haut-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies, a rendu public un rapport évaluant les enquêtes menées par le gouvernement sur les violations des droits humains commises pendant et après le conflit armé sri-lankais, qui a pris fin en 2009. Elle estime que l’incapacité des autorités à établir la vérité et à rendre justice est au fond une question de volonté politique.

Elle a par ailleurs souligné à quel point les souffrances et les traumatismes des victimes restent vifs, et ajouté que si personne ne se soucie de cet aspect, la méfiance à l’égard de l’État et du processus de réconciliation subsistera.

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