Sri Lanka. Les civils sont toujours quotidiennement menacés

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI

Amnesty International a condamné ce vendredi 11 juillet le fait que les civils continuaient d’être pris pour cibles dans le cadre du conflit qui déchire le Sri Lanka.

Ce vendredi 11 juillet, des hommes armés non identifiés ont tiré sur un bus, tuant au moins deux femmes et un enfant de douze ans. Une autre personne a été tuée. Environ 26 personnes ont été blessées lors de cette attaque qui a eu lieu à Buttala, au sud-est de la capitale, Colombo.

Le ministère de la défense a indiqué que cet attentat était le fait d’hommes armés des Tigres libérateurs de l’Eelam tamoul (LTTE). Les LTTE n’ont pas fait de déclaration au sujet de cette attaque. En janvier, 26 personnes avaient été tuées dans des conditions similaires, dans la même région.

« Ces attaques aveugles sont d’une violence extrême, a déclaré Amnesty International. Les victimes sont dans la très grande majorité des personnes qui vaquaient à leurs activités quotidiennes, dans la crainte permanente d’un attentat qui, quand il se produit, précipite aussi leurs proches dans une souffrance dont personne ne se fait l’écho. Ce mépris total pour la sécurité des civils est indéfendable. »

L’organisation a appelé toutes les parties au conflit – les LTTE, les forces de sécurité gouvernementales et les autres groupes armés – à respecter le droit international. Tous les combattants au Sri Lanka sont tenus de respecter les dispositions de l’article 3 commun aux quatre Conventions de Genève de 1949, qui s’applique aux conflits armés non internationaux.


« Il est grand temps que toutes les parties placent le respect des droits humains au cœur de leur politique et mettent fin à la terrible incertitude dans laquelle sont condamnés à vivre les civils dans les zones touchées par le conflit et ceux qui font l’objet d’attaques de représailles dans le sud »
, a conclu Amnesty International.

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