Communique de presse

Swaziland. Les autorités doivent faire respecter les libertés fondamentales

Le Swaziland doit mettre fin aux persécutions visant des défenseurs des droits humains et des militants politiques, et amener les auteurs présumés de violations des droits humains à rendre des comptes, ont déclaré Amnesty International, le Forum sud-africain pour la solidarité internationale (SAFIS) et l’Institut des droits humains d’Afrique du Sud (HURISA) jeudi 4 septembre, à l’occasion de la Semaine d’action mondiale pour le Swaziland.

Au Swaziland, les militants politiques et les syndicalistes sont la cible d’une répression, et les personnes et les médias qui critiquent le régime du roi Mswati III ou expriment des inquiétudes quant à l’indépendance du pouvoir judiciaire sont persécutés.

«  Les droits humains sont de moins en moins respectés au Swaziland, ce qui est préoccupant non seulement pour le pays mais aussi pour l’ensemble de la sous-région Afrique australe. Les autorités swazies doivent donc s’attaquer à ce problème de toute urgence », a déclaré Noel Kututwa, directeur adjoint d’Amnesty International-Afrique du Sud.

« La récente condamnation de Bhekithemba Makhubu, rédacteur en chef d’un journal, et de Thulani Maseko, défenseur des droits humains, à deux ans d’emprisonnement illustre de façon saisissante la répression draconienne qui touche la liberté d’expression. Amnesty International considère ces deux hommes comme des prisonniers d’opinion. »

Les trois organisations citées appellent le Swaziland à cesser d’utiliser le système pénal comme un instrument de répression des défenseurs des droits humains, qui sont persécutés en toute impunité dans le pays.

« Les menaces proférées récemment à l’encontre de défenseurs des droits humains au Swaziland suscitent de vives inquiétudes. Il y a peu, deux militants swazis, le défenseur des droits humains Sipho Gumedze et le syndicaliste Vincent Ncongwane, ont été menacés de violence publiquement par le Premier ministre Sibusiso Barnabas Dlamini. Il s’agit, semble-t-il, d’un acte de représailles faisant suite aux activités de plaidoyer que ces deux hommes avaient menées à Washington lors du récent sommet États-Unis-Afrique », a déclaré Sipho Theys, coordonnateur du SAFIS.

« Les défenseurs des droits humains et les militants politiques risquent toujours d’être victimes d’une détention arbitraire, d’actes de torture et d’autres mauvais traitements, et d’être inculpés de charges sous-tendues par des motifs politiques. Nous ne pouvons pas fermer les yeux alors que notre peuple souffre au quotidien », a déclaré Corlett Letlojane, directeur exécutif de l’HURISA.

En effet, non seulement la population du Swaziland subit des violations systématiques de ses droits humains, mais elle est aussi confrontée à d’énormes difficultés politiques, économiques et sociales. Le respect des droits humains est essentiel à un développement économique durable et à l’intégration régionale.

Les dirigeants de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) doivent appeler les autorités swazies à satisfaire leurs obligations et engagements internationaux en matière de droits humains et à respecter les libertés fondamentales, notamment les droits aux libertés d’association, de réunion et d’expression. La SADC doit aussi inciter les pouvoirs publics à lever les restrictions législatives et pratiques qui pèsent sur les droits à la participation politique.

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