Trois ressortissants turcs risquent de subir des actes de torture

En réaction à l’extradition de trois Turcs soupçonnés d’entretenir des liens avec le mouvement de Gülen en Turquie, qui avaient été placés en détention arbitraire au titre de la Loi sur les atteintes à la sécurité (Mesures spéciales) en Malaisie, Josef Benedict, directeur adjoint du programme Asie du Sud-Est et Pacifique d’Amnesty International, a déclaré :

« En renvoyant ces trois hommes soupçonnés d’entretenir des liens avec le mouvement de Fethullah Gülen en Turquie, les autorités malaisiennes mettent en péril leur liberté et leur bien-être. Ils ont déjà traversé de rudes épreuves, en étant détenus de manière arbitraire et détenus au secret. Maintenant, ils sont extradés vers la Turquie, où ils risquent de faire l’objet d’une détention arbitraire, d’un procès inique et d’actes de torture. »

Complément d’information

Turgay Karaman, Ismet Ozcelik et Ihsan Aslan avaient été arrêtés et détenus au titre de la Loi sur les atteintes à la sécurité (Mesures spéciales). D’après les autorités malaisiennes, ils ont fait l’objet d’une enquête en vertu de l’article 130J du Code pénal (lu conjointement avec la loi susmentionnée), prétendument pour avoir sollicité des groupes terroristes, soutenu de tels groupes ou commis des actes terroristes.

En 2016, le gouvernement turc aurait fait pression sur ses alliés pour les inciter à engager des poursuites contre les partisans présumés de Fethullah Gülen, que les autorités turques accusent d’avoir monté une tentative de coup d’État contre elles.

Fethullah Gülen dément ces accusations. Des éléments crédibles, recueillis par Amnesty International et d’autres organisations de défense des droits humains, prouvent que des détenus soupçonnés d’appartenir au mouvement Gülen ont été placés en détention arbitraire et torturés.

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