Communiqué de presse

Ukraine. Il faut enquêter sur les violences policières, malgré la grâce accordée aux manifestants

Les violations des droits humains perpétrées contre les manifestants pacifiques lors des rassemblements qui secouent l’Ukraine depuis un mois doivent faire l’objet d’investigations approfondies, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport publié lundi 23 décembre. L’organisation craint que l’amnistie générale accordée aux manifestants arrêtés dans le cadre du mouvement ne serve en fait à détourner l’attention des violences commises par les forces de police.

« Si les personnes accusées d’infractions pénales et administratives lors des manifestations ont été graciées, cela ne dispense pas les autorités ukrainiennes de leur responsabilité pour les atteintes aux droits humains commises depuis un mois, a indiqué Heather McGill, chercheuse sur l’Ukraine à Amnesty International.

« Les gouvernements ukrainiens successifs n’ont pas remédié aux lacunes profondément ancrées du système de maintien de l’ordre et de la justice pénale. Il est primordial que les auteurs de violations des droits humains soient amenés à rendre des comptes. »

Le rapport intitulé “EuroMaydan” : Human rights violations during protests in Ukraine (voir document ci-dessous) passe en revue les violations commises dans le cadre des efforts du gouvernement pour réfréner le droit à la liberté de réunion depuis un mois. Il dresse la liste des recours excessifs à la force qui sont le fait des responsables de l’application des lois, des procès iniques et des actes de harcèlement contre les personnes qui se sont plaintes des brutalités subies.

Des centaines de milliers de personnes, majoritairement pacifiques, manifestent à Kiev et dans les villes d’Ukraine depuis le 21 novembre, date à laquelle le gouvernement a mis fin à la phase préparatoire de l’accord d’association avec l’Union européenne qui devait être signé quelques jours plus tard.

Des dizaines de manifestants sont inculpés d’infractions pénales ou administratives ; au moins une dizaine ont passé plusieurs jours en détention à la suite de procédures qui ont bafoué leurs droits et la législation ukrainienne.

Amnesty International surveille le respect par les autorités des normes relatives aux droits humains depuis le début des manifestations et a interrogé plus de 20 victimes de violences, leurs familles et leurs avocats.

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