Un an après, le président Obama n’a toujours pas respecté sa promesse de fermer le centre de détention de Guantanamo

Communiqué de presse

Bruxelles, le 19 janvier 2010

Il y a un an, le 22 janvier 2009, deux jours après son investiture, le Président Obama s’engageait à fermer le centre de détention de Guantanamo.
Aujourd’hui, 198 personnes y sont encore détenues sans jugement ni inculpation.
Amnesty International estime extrêmement décevant que le gouvernement des États-Unis ne respecte pas ses engagements et que des solutions n’ont pas encore été trouvées pour assurer la protection des détenus déjà libérés.

De plus, les autorités américaines continuent à appliquer une politique intérieure en violation des principes de droits fondamentaux par rapport aux détenus de Guantánamo. Leur transfert dans la prison militaire de Thomsom en Illinois où ils seront détenus pour une durée illimitée et sans jugement constitue également une grave violation des droits humains.

Au nom de la lutte contre le terrorisme, de graves violations sont commises sur le sol américain ainsi que dans des centres secrets ou non sous autorité américaine dans le monde. La prison de Bagram en Afghanistan en est un des exemples flagrants.

Quarante-trois prisonniers ont pu quitter Guantanamo. Certains ont été ramenés vers leur pays d’origine puis libérés. D’autres sont en attente de jugement. Certains ont été libérés mais ne peuvent rentrer dans leur pays où ils seraient en danger.

Conformément aux engagements pris le 16 juin 2009, certains pays de l’Union européenne, la Belgique, la France, la Hongrie, l’Irlande et le Portugal ont accueilli un de ces ex-détenus.
Les autres dont l’Allemagne, la Finlande, le Luxembourg et la Suède sont invités par Amnesty International à faire davantage pour permettre le transfert d’une cinquantaine d’hommes qui restent pris au piège après des années de détention illégale.

Guantánamo reste un sinistre symbole d’injustice.

Amnesty International organise un rassemblement
devant l’ambassade des Etats-Unis,

Boulevard du Régent, 27 à 1000 Bruxelles

le jeudi 21 janvier 2010 de 12 h à 13 h30

Les représentants de l’Organisation seront reçus par l’ambassadeur dès 12h30 afin de lui faire part de nos revendications.

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