Une frappe aérienne de l’OTAN tue des civils

« Justice doit être rendue pour les 30 civils tués par une frappe aérienne de l’OTAN à Kunduz. L’année 2016 est l’une des années les plus meurtrières qu’ait connues l’Afghanistan en ce qui concerne la population civile. De précédentes violations du droit international humanitaire commises par les forces des États-Unis/de l’OTAN n’ont toujours pas fait l’objet d’une enquête ni été sanctionnées. Cela ne doit pas être un nouvel exemple d’inaction, compte tenu de l’ampleur des pertes humaines, a déclaré Champa Patel, directeur du programme Asie du Sud à Amnesty International.

Aux termes du droit international humanitaire, s’il semble que des civils ont été tués délibérément ou aveuglément, ou dans le cadre d’une attaque disproportionnée, ces agissements doivent faire l’objet dans les meilleurs délais d’une enquête approfondie et impartiale. Si cette enquête montre que le droit de la guerre a été bafoué, des poursuites doivent être engagées. »

Complément d’information

Le rapport d’Amnesty International de 2014 intitulé Left in the Dark montre que l’obligation de rendre des comptes n’a pas été respectée en ce qui concerne des opérations militaires menées par les États-Unis en Afghanistan. Ce rapport, qui est basé sur des entretiens réalisés auprès de 125 victimes ou proches de victimes et témoins de ces attaques, expose de façon détaillée 10 attaques ayant entraîné la mort de 140 civils, dont au moins 50 enfants. Il s’agit notamment d’une attaque menée contre une maison en février 2010 dans la province de Paktia, qui a causé la mort de deux femmes enceintes, de deux fonctionnaires de l’administration judiciaire et d’une adolescente.

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