Communiqué de presse

Union africaine. Le président Mugabe doit s’attaquer de toute urgence aux problèmes liés aux droits humains

En tant que président de l’Union africaine (UA), le président zimbabwéen Robert Mugabe doit s’attaquer aux grands problèmes liés aux droits humains qui se posent dans différentes parties du continent, y compris dans son propre pays, a déclaré Amnesty International vendredi 30 janvier.

Robert Mugabe succède au président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz à la présidence tournante de l’UA et occupera ce poste pendant un an.

« L’UA doit prendre, de toute urgence, des mesures plus concrètes face aux multiples violations des droits humains qui sont la conséquence des nombreux conflits en cours dans plusieurs parties du continent. Le président Mugabe doit mettre à profit son mandat à la tête de l’UA pour restaurer la stabilité dans les zones ravagées par des conflits », a déclaré Netsanet Belay, directrice de la recherche et des activités de plaidoyer d’Amnesty International en Afrique.

La vingt-quatrième session ordinaire de la Conférence de l’UA – qui a pour thème 2015 : Année de l’autonomisation des femmes et du développement en vue de la réalisation de l’agenda 2063 de l’Afrique – se tient actuellement, alors que le continent est en proie à des conflits prolongés qui ont conduit au déplacement de plusieurs millions de personnes. En outre, le resserrement de l’espace politique et la privation des droits fondamentaux sont des problèmes importants dans des pays comme l’Angola, le Burundi, l’Érythrée, l’Éthiopie, la Gambie et le Zimbabwe.

En 2015, des élections se dérouleront dans 19 pays africains – au premier trimestre pour neuf d’entre eux. Ce sera notamment le cas du Nigeria, qui est victime d’attaques constantes du groupe Boko Haram.

L’UA est tenue de promouvoir le respect des droits humains sur le continent, conformément à son Acte constitutif et à la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.