UNION EUROPÉENNE - Relations UE - Russie : le problème persistant des droits humains

Index AI : IOR 61/005/2006

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU BUREAU EUROPÉEN D’AMNESTY INTERNATIONAL

(Bruxelles, le 10 février 2006) Les droits humains ne figureront pas au programme de la réunion du G8 à Saint-Pétersbourg les 11 et 12 février 2006, mais l’Union européenne et ses États membres ne peuvent ignorer la persistance des atteintes aux droits humains et la dégradation des valeurs démocratiques dont leur hôte se rend responsable, a déclaré Amnesty International.

L’organisation de défense des droits humains a délivré un message aux dirigeants de l’Union européenne : au moment où l’Union européenne approfondit son partenariat stratégique avec la Russie, elle doit clairement indiquer à ce partenaire qu’elle attend un respect plein et entier des normes relatives aux droits humains.

Amnesty International se félicite de l’invitation de Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères, lancée aux ONG pour qu’elles contribuent à l’ordre du jour du G8. Amnesty International fait cependant remarquer qu’une telle invitation ne correspond guère aux récentes pratiques nationales.

La répression visant les organisations de la société civile souligne une tendance inquiétante, caractérisée notamment par de sévères limitations de la liberté d’expression. La communauté internationale s’est pour l’instant abstenue de demander réellement des comptes à la Russie à propos de ces pratiques.

La poursuite des graves atteintes aux droits humains en Tchétchénie, et l’impunité dont jouissent leurs responsables, constituent la manifestation la plus grave de l’absence de responsabilité des autorités russes.

« L’Union européenne manquerait à ses propres valeurs en ne réagissant pas à cette crise des droits humains chaque fois qu’elle en a l’occasion, et avec l’insistance nécessaire, déclare Dick Oosting, directeur du Bureau européen d’Amnesty International. Si la Russie veut jouer un rôle prépondérant dans les affaires internationales, elle doit s’ouvrir aux regards extérieurs, et répondre aux critiques. »

Au moment où la Russie se prépare à prendre la présidence du Conseil des ministres du Conseil de l’Europe, en mai prochain, il est d’autant plus nécessaire qu’elle respecte ses engagements en matière de droits humains.

Lors du G8, l’Union européenne aura une occasion importante de souligner la nécessité pour la Russie de respecter ses obligations non remplies, définies par le cadre européen relatif aux droits humains.

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