Union européenne. Trois tests importants dans le domaine des droits humains pour le Conseil Justice et affaires intérieures de l’Union européenne.

Communiqué de presse du Bureau européen d’Amnesty International

(Bruxelles) Amnesty International espère que le Conseil Justice et affaires intérieures qui s’ouvre mardi 12 juin ne renoncera pas à aborder plusieurs points cruciaux qui permettront de tester la détermination de l’Union européenne à respecter certains de ses engagements dans le domaine des droits humains, à savoir :

1. assurer la sécurité des immigrés clandestins du continent africain qui essaient d’entrer en Europe par la mer ;
2. réagir de manière pertinente à la crise des réfugiés irakiens ;
3. adopter des garanties en matière d’équité des procès.

Ne pas chercher de solution à ces problèmes urgents porterait atteinte à la crédibilité de l’Union européenne en tant que protagoniste internationale responsable, ainsi qu’à l’ambition qu’elle a de créer une zone de liberté, de sécurité et de justice en Europe.

« Nous avons vu au cours des dernières semaines comment dans la zone méditerranéenne la vie de personnes avait été mise en danger parce des États membres de l’UE n’arrivaient pas à s’entendre sur leurs responsabilités respectives, a déclaré Dick Oosting, directeur du Bureau européen d’Amnesty International. Il faut que l’UE remette les choses en ordre et enquête sur ces événements. »

« L’Union européenne doit prendre des mesures de toute urgence pour empêcher que de telles tragédies ne se reproduisent, a ajouté Dick Oosting. Les beaux jours arrivent et les tentatives de personnes désespérées cherchant espoir et protection en Europe vont se multiplier. »

Dans une lettre à la présidence allemande (disponible sur http://www.amnesty-eu.org), Amnesty International rappelle à l’Union européenne ses obligations en ce qui concerne les réfugiés irakiens. Alors que les conditions de sécurité en Irak sont extrêmement précaires, l’évaluation que font les différents États membres des besoins de protection diffère considérablement d’un État à l’autre, soumettant de fait les personnes en danger à une loterie injuste et dangereuse.

Amnesty International insiste dans son courrier sur la nécessité de ne pas procéder à des retours forcés vers l’Irak et demande de nouveau aux États membres de l’UE de faire preuve de solidarité et de se montrer plus généreux en matière de réinstallation.

Dans un courrier distinct (consultable sur http://www.amnesty-eu.org), Amnesty International met l’accent sur le fait que l’Allemagne s’est engagée à faire de l’adoption de la Décision-cadre relative à certains droits procéduraux accordés dans le cadre des procédures pénales dans l’Union européenne une priorité de son programme de présidence.

« Après des années de tergiversations, l’UE doit se saisir de l’occasion qui lui est donnée de montrer que l’objectif de la coopération européenne en matière de justice pénale n’est pas seulement de faciliter les poursuites contre les malfaiteurs dans les différents pays mais aussi d’offrir aux citoyens européens une protection égale de leurs droits sur tout le territoire européen », a conclu Dick Oosting.

Les personnes souhaitant commenter cette information, obtenir des détails ou prendre rendez-vous pour un entretien doivent s’adresser au :
Bureau européen d’Amnesty International à Bruxelles
Tél. : +32-2-5021499,
Fax : +32-2-5025686 -
Courriers électroniques : AmnestyIntl@aieu.be

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