Cyclone Winston : une distribution équitable et sans discrimination des secours est essentielle

Les 20 et 21 février, le cyclone tropical de catégorie 5 Winston a dévasté les îles Fidji. Ce cyclone serait le plus puissant ayant jamais touché la région du Pacifique sud.

Il a tout particulièrement frappé la côte nord de Viti Levu, la plus grande île de l’archipel. On dénombre à ce jour 43 décès confirmés dus au cyclone. De plus, 62 000 personnes ont été déplacées et se trouvent actuellement dans 900 centres d’évacuation. Près de deux semaines après le passage du cyclone la situation reste très difficile à Fidji.

Amnesty International se félicite de la réaction rapide et de la collaboration des gouvernements des îles Fidji, de l’Australie et de la Nouvelle-Zélande, et des secours apportés à la population par la France, des agences de l’ONU et des organisations internationales de développement.

La distribution équitable et sans discrimination des secours doit représenter la priorité pour tous ceux qui participent aux opérations d’aide à la population. En particulier, le respect de l’égalité des genres et la prise en compte des besoins spécifiques des femmes, des enfants, des personnes handicapées et des autres groupes marginalisés doivent faire pleinement partie des mesures prises pour faire face aux conséquences du passage du cyclone.

Amnesty International demande instamment que ces mesures soient fondées sur une approche axée sur les droits humains. Les risques d’atteintes aux droits humains sont accrus en raison du très grand nombre de personnes déplacées et vivant dans des centres d’évacuation. Lors de catastrophes naturelles on assiste à une augmentation des violences physiques et sexuelles, et un cas d’agression sexuelle a d’ailleurs déjà été signalé dans le centre d’évacuation de Savusavu.

Immédiatement après une catastrophe naturelle, il est absolument nécessaire de veiller au respect des principes internationaux relatifs aux droits humains, car il ne s’agit pas d’un luxe optionnel qui ne doit être pris en compte qu’une fois que l’ordre a été rétabli. Il est capital de garantir la protection des droits humains en temps de crise.

Amnesty International exhorte le gouvernement de Fidji et les autres acteurs participant aux opérations de secours à veiller :

• au respect des droits humains, en particulier au respect des droits non susceptibles de dérogation en situation d’urgence (notamment le droit à la vie et le droit de ne pas être soumis à la torture) ;
• à ce que la transparence et l’obligation de rendre des comptes soient une composante essentielle des projets et mesures engagés, afin que les victimes obtiennent l’aide dont elles ont besoin et que cette aide soit distribuée de manière efficace et équitable et sans discrimination ;
• à la protection et au renforcement du pouvoir d’action des femmes et des groupes marginalisés tels que les enfants, les personnes âgées et les personnes handicapées ;
• à ce que les personnes déplacées soient traitées conformément aux dispositions des Principes directeurs de l’ONU relatifs au déplacement de personnes à l’intérieur de leur propre pays et des autres normes internationales qui garantissent leur protection.
Fin/

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