Venezuela. Il est urgent d’enquêter sur l’attaque contre Globovision et d’assurer la protection des journalistes

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ÉFAI -
4 août 2009

Amnesty International a exprimé sa profonde inquiétude ce mardi 4 août après l’attaque menée contre des membres du personnel dans les locaux de la chaîne de télévision Globovision lundi 3 août. L’organisation appelle les autorités vénézuéliennes à ouvrir de toute urgence une enquête approfondie et impartiale afin que les responsables de cette agression soient traduits en justice.

Selon les informations dont nous disposons, plusieurs personnes armées ont pénétré dans les bureaux du siège de Globovision lundi après-midi, ont jeté des bombes de gaz lacrymogène et s’en sont pris au personnel et à des membres de la sécurité. Les attaquants se sont présentés eux-mêmes comme des partisans du gouvernement.

« Les attaques contre la liberté d’expression sont depuis longtemps un sujet de préoccupation au Venezuela, a déclaré Susan Lee, directrice du programme Amériques d’Amnesty International. Le président Hugo Chavez doit veiller à ce que le droit des médias à exercer leur activité légitime soit respecté, même lorsque cela inclut une critique du gouvernement. »

Par ailleurs, le procureur général du Venezuela a présenté un projet de loi prévoyant de rendre passible de sanctions pénales le fait de «  diffuser par l’intermédiaire des médias de " fausses " nouvelles "portant préjudice à l’intérêt de l’État " ou de divulguer des informations " manipulées ou déformées "...susceptibles d’affecter la paix sociale, la sécurité nationale, l’ordre public, la santé mentale ou la morale publique. » Toute personne reconnue coupable au titre de cette loi serait passible d’une peine pouvant aller jusqu’à quatre années d’emprisonnement.

Amnesty International craint que cette loi, si elle est adoptée, n’impose des restrictions inacceptables à la liberté d’expression au Venezuela.

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