VÉNÉZUÉLA : La violence politique constitue une menace pour les droits humains

Index AI : AMR 53/013/02

La réaction de la police métropolitaine face à la nouvelle vague de violence politique provoquée par une décision controversée de la Cour suprême du Vénézuéla pourrait avoir bafoué les normes internationales relatives aux droits humains. Amnesty International a demandé aujourd’hui (vendredi 9 juin) qu’une enquête indépendante sur cette intervention de la police soit ouverte sans délai.

Neuf personnes ont été blessées – la majorité par balle – lors des violences qui ont éclaté à Caracas après l’annonce de la décision de la Cour suprême de ne pas poursuivre en justice quatre officiers accusés d’avoir organisé un soulèvement contre le président Hugo Chávez en avril dernier. Les manifestants favorables au président se sont heurtés à la police devant le tribunal qui était protégé par des membres de la police métropolitaine et des soldats appuyés par des véhicules blindés et au moins un char de combat. Trois policiers auraient également été blessés. D’autres incidents violents ont eu lieu au cours des deux dernières semaines et au moins 18 civils – dont des enfants – ont été blessés lors d’affrontements avec la police le 31 juillet.

Amnesty International appelle les responsables de l’application des lois à respecter les normes internationales relatives à l’utilisation de la force et des armes à feu lorsqu’ils sont amenés à surveiller des manifestations et faire régner l’ordre public. L’organisation exhorte également les autorités à veiller au plein respect des droits des personnes arrêtées à l’occasion de ces émeutes.

" Les droits humains ne peuvent pas – et ne doivent pas – être mis de côté même lorsque des troubles ou une crise politique éclatent ", a souligné Amnesty International.

Complément d’information
En avril 2002, Amnesty International a demandé qu’une enquête soit menée sur les violations des droits humains qui avaient provoqué la mort de 11 personnes lors du soulèvement contre le gouvernement du président Chávez. L’organisation appelle tant les sympathisants du gouvernement que ses opposants à veiller à ce que le respect des droits humains et de l’autorité de la loi soient au cœur de toute solution envisagée pour tenter de résoudre la crise politique qui ne cesse de s’aggraver.

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