Communiqué de presse

Venezuela. Le procès du chef de file de l’opposition est une atteinte à la justice et à la liberté de réunion

Les accusations portées contre Leopoldo López, chef de file de l’opposition, ressemblent fort à une tentative politique de réduire au silence l’opposition dans le pays, a déclaré Amnesty International.

« Les autorités vénézuéliennes doivent présenter des preuves solides pour étayer les accusations dont Leopoldo López fait l’objet ou le libérer immédiatement et sans conditions », a déclaré Guadalupe Marengo, directrice adjointe du programme Amériques d’Amnesty International.

« Ces accusations semblent être motivées par des considérations politiques liées à son rôle de chef de file des récentes manifestations antigouvernementales. Amnesty International ne dispose actuellement d’aucun élément de preuve permettant de les étayer. Elles sont une atteinte à la justice et à la liberté de réunion. »

À la connaissance d’Amnesty International, Leopoldo López, dirigeant du parti d’opposition Volonté populaire, a été inculpé d’homicide, de coups et blessures graves et d’autres infractions en lien avec la mort de trois personnes ces derniers jours dans le cadre de manifestations de grande ampleur.

Le président Nicolas Maduro a prouvé son engagement en faveur des droits humains en déclarant, il y a quelques jours, que son gouvernement ne tolérerait aucune violence de la part de ses sympathisants ni des forces de l’ordre. Il doit maintenant dire clairement que nul ne saurait être détenu pour avoir exercé son droit à la liberté d’expression et de réunion.

En l’absence totale de preuves contre Leopoldo López, Amnesty International demande sa libération immédiate et l’abandon de toutes les charges. Par ailleurs, une enquête exhaustive doit être menée sur les décès survenus la semaine passée, et les responsables présumés doivent être traduits en justice.

Complément d’information

Leopoldo López s’est rendu de lui-même à la Garde nationale mardi 18 février 2014 à la suite d’une grande manifestation antigouvernementale qu’il avait organisée.

Le mandat d’arrêt décerné à son encontre le 13 février porte sur sa responsabilité présumée dans les violences qui se sont produites pendant et après des manifestations étudiantes ces deux dernières semaines.

Amnesty International n’a pas pu voir ce mandat mais, selon la presse, Leopoldo López est inculpé, entre autres, d’homicide et de coups et blessures graves.

D’après les informations reçues, le chef de file de l’opposition doit comparaître devant le juge Raleyns Tovar Guillén, dans un tribunal de Caracas, à 10 heures heure locale (14h30 TU). Le juge doit décider s’il place Leopoldo López en détention, s’il le remet en liberté sous caution ou s’il le libère sans conditions.

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