VÉNÉZUÉLA : Pas de solution à la crise sans respect des droits humains

Index AI : AMR 53/017/02

« Il est fondamental de respecter les droits humains pour créer un climat propice à une sortie de la crise que traverse actuellement le Vénézuéla », a déclaré aujourd’hui (vendredi 6 décembre 2002) l’organisation de défense des droits humains Amnesty International.

L’organisation a exprimé son inquiétude face à la manière dont se serait comportée la Guardia Nacional (GN, Garde nationale) à Chua, un quartier de Caracas, le 3 décembre. Celle-ci aurait usé d’une force excessive face à des manifestants, qu’elle aurait dispersés avec des gaz lacrymogènes et des tirs de chevrotine. Selon certaines informations, des journalistes qui couvraient l’événement auraient été eux-mêmes brutalisés. L’intervention de la Garde nationale a fait plusieurs blessés, dont un certain nombre de journalistes.

« L’argument invoqué par les autorités, selon lequel cette manifestation se déroulait sans autorisation dans une zone dite "de sécurité", ne justifie en rien les violations des droits humains perpétrées par la Garde nationale », a souligné Amnesty International, qui s’est rendue au Vénézuéla le mois dernier.

« Il est de la plus haute importance que tous les fonctionnaires chargés de l’application des lois se conforment aux normes nationales et internationales concernant le recours à la force et aux armes à feu, lorsqu’ils interviennent afin de maintenir l’ordre lors de manifestations. Il est indispensable de mener dans les meilleurs délais une enquête impartiale et indépendante sur l’attitude de la Garde nationale, afin de relever, et le cas échéant de sanctionner, tout manquement à ces normes », a affirmé Amnesty International.

La polarisation et l’instabilité de la vie politique vénézuélienne se sont encore aggravées avec le mouvement de grève générale décrété par l’opposition le 2 décembre contre le gouvernement du président Chávez, et qui aurait donné lieu à certaines violences de la part de quelques manifestants.

« Les pouvoirs publics et les milieux d’opposition ont les uns comme les autres la responsabilité de veiller à ce que le climat de tension et de déliquescence sociale actuel ne se détériore pas davantage. Le strict respect des droits humains et de l’état de droit, tel qu’il est garanti par la Constitution, constitue une condition essentielle de toute sortie de la crise. »

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