ZIMBABWE Les groupes de défense des droits humains ne doivent pas être interdits

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

FLASH

Amnesty International a exprimé ce vendredi 23 juillet ses graves craintes
après avoir eu connaissance d’informations selon lesquelles le gouvernement
du Zimbabwe prévoit d’interdire les groupes internationaux de défense des
droits humains, ainsi que le financement étranger d’organisations locales
œuvrant en faveur de la promotion des droits dans ce pays.

Les mesures envisagées figureraient dans un projet de loi sur le
fonctionnement des organisations non-gouvernementales (ONG).

« Selon les informations dont nous disposons, le gouvernement se servirait
de cette loi, comme cela s’est passé avec d’autres lois dans le passé, pour
faire taire les critiques et restreindre davantage encore le droit à la
liberté d’expression. Il s’agit clairement d’une tentative du gouvernement
de supprimer toute opinion divergente à l’approche des élections
parlementaires de mars 2005 », a déclaré Amnesty International.

Amnesty International appelle le gouvernement du Zimbabwe à immédiatement
abroger ou modifier toute loi violant les droits à la liberté d’expression,
d’association et de réunion et à mettre sa législation nationale en
conformité avec le Pacte international relatif aux droits civils et
politiques, la Charte africaine et les autres normes internationales
relatives aux droits humains.

Lors de l’ouverture de la session parlementaire le 20 juillet 2004, le
président Mugabe a confirmé que de nouvelles lois concernant le
fonctionnement des ONG seraient mises en place en remplacement de la Loi
relative aux organisations bénévoles privées (Private Voluntary
Organizations (PVO) Act).

Index AI : AFR 46/021/2004
ÉFAI

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