Zimbabwe : Raid de la police contre un bureau d’observateurs électoraux, le personnel se cache

Selon des informations parvenues à Amnesty International, le 25 avril vers dix heures du matin (heure locale) cinq policiers de la Division des enquêtes criminelles (CID) de la police nationale du Zimbabwe ont effectué un raid dans les bureaux du Réseau de soutien aux élections au Zimbabwe (ZESN) à Harare.

« L’intervention de la police ce vendredi 25 avril est inacceptable
, a déclaré Amnesty International. La police du Zimbabwe doit cesser immédiatement de harceler les militants politiques et les défenseurs des droits humains et agir pour protéger les victimes de la violence post-électorale. »

Les policiers avaient un mandat de perquisition signé de l’officier en charge des homicides à la CID, les autorisant à perquisitionner en vue de récupérer tout « matériel subversif susceptible de provoquer le renversement d’un gouvernement élu constitutionnellement ».

La perquisition des bureaux du ZESN était en cours à l’heure où nous imprimions.

Les policiers recherchent Rindai Chipfunde-Vava, directrice nationale du ZESN et Noël Kututwa, président de cette même organisation.

Les policiers auraient emmené Tsungai Kokerai, responsable de programme au ZESN, « pour les besoins de l’enquête ». Ils ont également saisi des documents.

Ce 25 avril, la police a également effectué un raid dans les bureaux du Mouvement pour le changement démocratique (MDC), principal parti d’opposition au Zimbabwe. Environ 375 personnes auraient été arrêtées. Parmi elles se trouvent des personnes qui s’étaient réfugiées dans les bureaux du MDC pour échapper aux violences perpétrées par les soldats et les partisans de la ZANU-PF.

La ZESN est une coalition de 38 organisations qui ont fait office d’observateurs électoraux pour le scrutin du 29 mars. La ZESN avait déployé des observateurs locaux durant ces élections.

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