« Trop peu d’États prennent aujourd’hui des mesures concrètes pour mettre fin à l’occupation illégale du territoire palestinien ou à l’impunité dont bénéficie Israël pour le génocide commis à Gaza, le nettoyage ethnique en Cisjordanie et le système d’apartheid imposé au peuple palestinien, explique Nathalie Janne, chargée de plaidoyer pour la section belge francophone d’Amnesty International.
« Bien que cet accord se soit longuement fait attendre et qu’il soit loin d’être parfait, il constitue tout de même un pas en avant à mettre au crédit de la Belgique. Cette initiative renforce la pression pour l’adoption d’une telle mesure au niveau de l’Union européenne, alors même que plusieurs États membres ont adopté diverses formes d’interdiction des produits des colonies ; les appels lancés en faveur d’une action européenne harmonisée à la Commission européenne se font ainsi de plus en plus insistants. »
Si Amnesty International salue l’adoption de cette interdiction nationale, l’organisation de défense des droits humains presse la Belgique d’aller plus loin et de faire de cet arrêté royal un premier pas en appelant plusieurs autres.
« Il appartient désormais au gouvernement de mettre pleinement en œuvre cet arrêté royal, d’en garantir l’efficacité et de le renforcer si nécessaire. Par ailleurs, conformément à l’avis rendu par la Cour internationale de justice du 19 juillet 2024, de nouvelles mesures sont absolument nécessaires afin d’interdire tout commerce, investissement ou activité qui contribue à l’occupation illégale du territoire palestinien », conclut Nathalie Janne.
