Etats-Unis, risque de graves préjudices pour les demandeurs d’asile

Washington, D.C. – Le gouvernement des États-Unis met en place une nouvelle règle provisoire, selon laquelle toute personne se trouvant à la frontière sud du pays après avoir traversé un autre État pour arriver jusqu’aux États-Unis ne serait pas autorisée à y demander l’asile. Cette nouvelle règle empêcherait donc tout ressortissant qui ne vient pas du Mexique ou du Canada de demander l’asile aux États-Unis.

En réaction, Charanya Krishnaswami, directrice des actions de plaidoyer pour les Amériques à Amnesty International États-Unis, a déclaré :

« Cette règle est une violation scandaleuse de notre obligation de protéger les familles et les personnes en quête de sécurité. Une nouvelle fois, le gouvernement de Donald Trump montre jusqu’où il est prêt à aller pour priver ces personnes de protection.

« Comme le révèlent clairement les rapports du Département d’État américain, elles ne peuvent pas bénéficier d’une protection dans les pays par lesquelles elles transitent généralement pour parvenir jusqu’aux États-Unis. Des familles et des personnes qui fuient les violences et les persécutions pourraient être refoulées à notre porte et de ce fait exposées à de graves préjudices – conséquence du programme du gouvernement bâti sur la peur et la haine.

« C’est tout simplement de la cruauté délibérée. Le gouvernement de Donald Trump fait valoir que cette politique respecte l’intégrité du système d’asile, mais elle sape le principe de l’asile tel que nous le connaissons.

« Toute personne en quête de sécurité a le droit d’être traitée avec humanité et de bénéficier d’une procédure d’asile équitable, en vertu des normes nationales et internationales. Le gouvernement des États-Unis doit immédiatement renoncer à cette politique inadaptée et illégale. »

Toutes les infos
Toutes les actions

Hong Kong : gazés, agressés et arrêtés pour avoir manifesté

Violences policières lors de manifestations à Hong Kong. Amnesty estime qu’il s’agit de violation du droit international. Signez notre pétition !