Etats-Unis : Libération de deux familles détenues au centre pour migrants de Berks

Le 17 août, un juge de l’immigration a ordonné, à l’issue des audiences menées, la libération de Carlos*, quatre ans, et Michael*, 16 ans, du centre d’hébergement du comté de Berks, en Pennsylvanie.

Carlos et sa mère Lorena, 34 ans, ont fui des menaces, des manœuvres d’intimidation et des violences graves et répétées liées au genre au Honduras, avant d’arriver aux États-Unis. Ils ont été détenus au centre du comté de Berks pendant plus de 22 mois. Michael et sa mère Maribel*, 41 ans, ont eux aussi été détenus pendant plus de 22 mois. Ils ont fui le Salvador, la famille ayant reçu maintes fois des menaces de mort, lorsque Michael a été pris pour cible par un gang qui voulait le recruter, au Salvador.

« Les décisions rendues aujourd’hui sont un grand soulagement pour Carlos, Michael et leurs familles, a déclaré Naureen Shah, directrice des campagnes à Amnesty International États-Unis.

« Depuis deux semaines, la libération de quatre familles détenues au centre du comté de Berks a été ordonnée. Elles y ont passé plus de 700 jours en détention. C’est un pas dans la bonne direction, mais nous devons nous assurer que les mères, les pères, les enfants et les personnes détenues dans le centre bénéficient d’une audience équitable et soient traités avec humanité. Emprisonner des familles vulnérables va à l’encontre des valeurs d’égalité et de dignité pour tous que partage notre pays. Les États-Unis doivent mettre fin à la pratique consistant à détenir des familles et fermer immédiatement les centres d’hébergement familial comme celui du comté de Berks. »

En juin, Amnesty International États-Unis a lancé une campagne en vue de mettre fin à la détention d’enfants et de leurs parents au centre d’hébergement familial du comté de Berks. Actuellement, des dizaines d’enfants et de parents sont détenus à Berks, l’un des trois centres de ce type aux États-Unis, qui ressemblent à des prisons.

La plupart des familles détenues dans ce centre sont originaires du « Triangle du Nord », en Amérique centrale, région qui englobe le Salvador, le Guatemala et le Honduras. Il est largement reconnu que le Triangle du Nord présente des niveaux extrêmes de violence et d’insécurité, une situation sur laquelle Amnesty International a recueilli de nombreuses informations.

La semaine dernière, quelques jours seulement après qu’un juge de l’immigration a ordonné la libération de Diego, trois ans, et de sa mère, du centre du comté de Berks, les services de l’immigration ont fait appel pour les renvoyer derrière les barreaux. Ils avaient déjà passé plus de 600 jours en détention provisoire.

Lauréate du prix Nobel de la paix, Amnesty International est un mouvement mondial réunissant plus de sept millions de personnes qui agissent pour que les droits fondamentaux de chaque individu soient respectés. L’organisation enquête sur les atteintes aux droits humains commises et les dénonce, informe et mobilise l’opinion publique et mène des actions pour protéger les personnes partout où sont niées la justice, la liberté, la vérité et la dignité.

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