IXELLES, COMMUNE JEUNES ADMIS

16 janvier 2014

J’ai déjà eu l’occasion de vous parler de la campagne « Commune jeunes admis ». Elle a été lancée par la fédération des maisons de jeunes en Belgique francophone il y a près d’un an. Elle vise notamment à réconcilier les jeunes avec la politique locale. Concrètement, les 281 villes et communes concernées ont reçu une brochure les incitant à mettre en place des actions concrètes avec et pour les jeunes et à signer une charte d’engagements avec la fédération et les associations de jeunesse locales. Ixelles est la troisième commune à se lancer dans l’aventure, à la satisfaction de l’échevin de la jeunesse, Bea Diallo. « Je suis très fier qu’Ixelles soit la première commune bruxelloise à signer la charte. Les jeunes sont l’avenir et on veut leur permettre d’apporter leurs idées. » Les signataires s’engagent, entre autres, à renforcer une politique locale de jeunesse axée sur l’émancipation, l’autonomie et l’épanouissement des jeunes, à soutenir les processus de participation des jeunes à la vie locale, à promouvoir les cultures jeunes locales et à encourager l’initiative, la prise de responsabilités et l’éducation à la citoyenneté. Des objectifs théoriques qui devraient déboucher sur des projets concrets : la création d’un festival sur les expressions urbaines et l’organisation d’états généraux de la jeunesse. « L’objectif, c’est de rassembler durant deux ou trois jours les associations de jeunesse, mais aussi les clubs de sport et les écoles avec tous ceux qui, dans la société civile, ont un lien avec les jeunes  », explique Nathalie Heusquin, de la fédération des maisons de jeunes. « On pourrait aussi discuter d’un sujet plus précis, l’expression des jeunes sur la place publique, par exemple, ou un thème en lien avec la scolarité. Cela reste à définir », ajoute Chloé Baliff, coordinatrice de la maison de jeunes d’Ixelles. Bref, il y a du pain sur la planche, mais les trois associations signataires, XL’J, Dynamo et SOS Jeunes-quartier libre, ont bien l’intention de se retrousser les manches pour mener ces projets à bien et elles n’hésiteront pas à rappeler la commune à l’ordre si nécessaire.

Depuis le lancement de la campagne le 30 janvier 2013, trois communes ont signé une charte. C’est peu mais cela n’inquiète pas Dimitri Barthélémy, coordinateur de la campagne. « Le principe,c’est de favoriser l’échange, la rencontre et le dialogue entre les échevins de la jeunesse et les associations locales de terrain. Cela demande en général entre six mois et un an, voire un an et demi de discussions pour fixer un certain nombre d’objectifs. A l’heure actuelle, une quinzaine de communes sont en cours de négociations.  » 15 sur 281, ce n’est pas beaucoup non plus ! Ajoutons que dans les trois communes qui bénéficient aujourd’hui du label « commune, jeunes admis » les relations et les échanges entre l’échevin de la jeunesse et les associations étaient déjà nombreux et fructueux avant la signature de la charte. Comme si le projet n’intéressait que ceux qui étaient déjà convaincus de la nécessité de faire des jeunes des membres actifs de la vie communale. Mais ne soyons pas pessimistes, il reste quatre ans pour tirer un bilan définitif. 

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