LE 17° PARLEMENT JEUNESSE BAT SON PLEIN !

 

13 février 2012

C’est une tradition. Depuis 1997, une centaine de jeunes de 17 à 26 ans prennent possession du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles durant la semaine du carnaval. Au programme : une simulation grandeur nature du travail parlementaire. « Une forme d’immersion politique », pour reprendre les termes du président de l’ASBL Parlement Jeunesse, Arnaud Kirsch. L’idée est née au Québec en 1949 et a été reprise avec succès par la Communauté française. Durant quatre jours, les députés en herbe examinent des projets de décret déposés par quatre jeunes qui jouent le rôle des ministres. Des projets qui n’ont rien de fantaisiste. Ils portent en effet sur la réforme de l’enseignement, la réforme du système électoral, la réforme du financement des cultes et l’instauration d’un service citoyen.

Tout se passe comme dans la réalité : d’abord un travail en commissions, puis des débats en séance plénière avant de passer au vote. Tout, enfin presque ! Les apprentis députés sont répartis en quatre groupes qui n’ont rien à voir avec les groupes politiques traditionnels. Les organisateurs insistent en effet sur le côté non-partisan de leur démarche. « C’est une école de la démocratie, pas une école de partis », explique Thibaut Roblain, attaché de presse du Parlement Jeunesse. Toute allusion directe à la politique est d’ailleurs bannie des débats. Le jeune représentant de la République démocratique du Congo l’a appris à ses dépens. Au moment où il a évoqué l’attaque de son pays par le Rwanda et l’Ouganda, il s’est fait sèchement rappeler à l’ordre par la vice-présidente, Sofia Seddouk. Une attitude que ne comprend pas Abdelhak Chenouili. « Il avait une opinion à exprimer, il l’a fait. Moi, cela ne me dérange absolument pas. » En revanche, il ne regrette pas l’absence de vrais partis politiques. « On travaille sérieusement et on vote selon nos convictions, pas pour obéir à une consigne ! » Abdelhak est enseignant. Il a 26 ans, c’est le doyen de l’assemblée. Il est membre de la commission « Financement du culte ». Le cadet du Parlement Jeunesse, Logan Verhoeven, n’a que 17 ans. Il a choisi la commission « Enseignement ». « Je suis directement concerné. C’est un sujet actuel qui rend cette simulation réaliste ». Il sait qu’il sera confronté à des députés plus expérimentés que lui mais cela ne l’inquiète pas. Quand je lui demande s’il est intéressé par une carrière politique, il me répond « Pourquoi pas ! » Le chef de la délégation du Québec, Francis Laperrière-Racine, est lui aussi tenté par un mandat politique mais plus tard, quand il aura terminé ses études. Rien d’étonnant d’ailleurs à ce que des jeunes qui consacrent une semaine de vacances à s’initier au travail des parlementaires aient peu ou prou la fibre politique ! En attendant, ils sont décidés à plancher avec rigueur sur les projets qui sont sur la table. Un travail assidu qui ne sera peut-être pas perdu. Les textes seront transmis à tous les parlementaires francophones, quel que soit le niveau de pouvoir et, selon Thibaut Roblain, certains s’inspirent de projets votés par le Parlement Jeunesse. « Ce n’est pas le but poursuivi, mais cela arrive. »

La volonté des responsables du Parlement Jeunesse, c’est de l’ouvrir à des jeunes d’horizons divers et de formations différentes mais leur objectif n’a pas été réellement atteint cette année. Il y a certes 3 jeunes sans emploi et 6 salariés mais les autres participants sont tous étudiants. On notera également que les Bruxellois sont majoritaires et qu’il y a un peu plus d’hommes que de femmes.

Si vous souhaitez participer au Parlement Jeunesse ou si vous connaissez un jeune qui est tenté par cette expérience, vous trouverez tous les renseignements sur le site www.parlementjeunesse.be.

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