LE DELEGUE GENERAL AUX DROITS DE L’ENFANT DEMENAGE !

11 janvier 2013

 

L’inauguration officielle des nouveaux locaux a eu lieu ce matin. Naguère installés en plein centre ville, le délégué général aux droits de l’enfant et son équipe ont établi leurs pénates dans un quartier populaire de Bruxelles. Un choix dicté par la raison ( le loyer y est trois fois moins cher) dont se réjouit Bernard De Vos qui rappelle par ailleurs deux

dates importantes : 1989, signature de la convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et 1992, création de l’institution par la Communauté française qui a été pionnière dans ce domaine. A l’époque, les pays dotés d’une instance de médiation, de contrôle et de recommandation en lien avec la convention étaient rarissimes.

Aujourd’hui, plus de vingt ans se sont écoulés, largement de quoi tirer un premier bilan positif, comme le constate Bernard De Vos : «  Même si tous les avis et toutes les recommandations du délégué général ne sont pas suivies d’effet, au moins elles sont souvent sujets de réflexion au sein du parlement et du gouvernement et je crois que c’est une bonne chose. » Il n’en est pas moins vrai qu’il reste aujourd’hui encore des questions à résoudre. « Il n’y a toujours pas de législation concernant les châtiments corporels. Il y a toujours des enfants qui vivent dans des conditions carcérales. Il y a toujours des questions autour des nouvelles filiations et des nouvelles formes de parentalité qui devraient être travaillées. Il y a toujours des enfants maltraités et d’autres qui sont confrontés aux violences conjugales. » Du pain sur la planche en perspective ! Bernard De Vos évoque ensuite un cas récent qui a suscité bon nombre de réactions indignées. La scène se passe dans une petite commune française. Léa, une petite fille de cinq ans, est expulsée de la cantine scolaire par la police et conduite ensuite au commissariat. Motif : ses parents n’avaient pas réglé les frais. « On a traité ici au sein de l’institution la situation d’un petit enfant handicapé qui était dans un internat. Sa maman n’avait pas payé la pension, il a été viré, alors qu’elle s’était engagée à régler les frais un mois plus tard. Il a fallu qu’on intervienne pour que cela s’arrange. Avouez que cela pose des questions ! »

Ce n’est qu’un exemple de situation que le délégué général a pu débloquer. Il suffit de parcourir le dernier rapport annuel pour s’en rendre compte. On remarque notamment une augmentation sensible du nombre de plaintes relatives aux questions scolaires et à la problématique des enfants migrants. Des chiffres qui illustrent également l’évolution de la fonction de délégué aux droits de l’enfant. Claude Lelièvre avait focalisé son combat sur la protection des enfants contre la maltraitance et les abus sexuels. En pleine affaire Dutroux, il n’avait peut-être pas le choix. Bernard De Vos se veut d’abord et avant tout le défenseur de tous les enfants « avec une attention particulière pour les plus démunis et les plus défavorisés. »

Avant de vous quitter, je voudrais vous présenter mes meilleurs voeux pour 2013 et m’excuser pour ce long silence !

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