LE FESTIVAL ZERO>18

11 novembre 2013

Organiser chaque année une fête populaire centrée sur les droits de l’enfant, l’idée est née en 2011 à l’initiative du Délégué général aux droits de l’enfant. La troisième édition se tiendra le week-end prochain à Charleroi et à Bruxelles. Au programme : des concerts, des spectacles et des animations mais aussi, et ce n’est pas le moins important, des activités de sensibilisation et d’information.

La convention internationale des droits de l’enfant

Adoptée par les Nations Unies le 20 novembre 1989, la convention des droits de l’enfant a été ratifiée par tous les pays du monde à deux exceptions près : la Somalie et les Etats-Unis. C’est le texte le plus complet en matière de protection des droits des jeunes de zéro à dix-huit ans. Elle repose sur quatre principes fondamentaux : la non-discrimination ; l’intérêt supérieur de l’enfant ; le droit à la vie, à la survie et au développement ; le respect de l’opinion de l’enfant. Son application est surveillée par le comité des droits de l’enfant, un organe composé d’experts indépendants. Tous les cinq ans, les états parties doivent lui remettre un rapport circonstancié. Après l’avoir examiné, le comité fait part de ses préoccupations et de ses recommandations.

La convention et la Belgique

Certes, sur le plan mondial, la Belgique peut être considérée comme une bonne élève dans ce domaine. Mais la situation des enfants est loin d’être toujours idyllique. Il suffit de rappeler qu’un enfant sur quatre en Wallonie, quatre sur dix à Bruxelles et un sur dix en Flandre vivent sous le seuil de pauvreté et cette pauvreté extrême a des conséquences directes sur toute une série de droits : droit aux loisirs, à un environnement sain, à une éducation fondée sur l’égalité des chances, à la santé, etc. C’était d’ailleurs l’un des points relevés par le comité des droits de l’enfant en 2010. 16 de ses 88 recommandations portaient sur la pauvreté infantile. Le comité s’inquiétait notamment du peu de budget alloué aux dépenses sociales en comparaison avec d’autres pays de l’OCDE. Il relevait également que le droit à la participation n’était pas respecté. Il recommandait en outre à la Belgique d’accorder une attention supplémentaire aux enfants vulnérables et d’intensifier ses efforts pour faire connaître davantage la convention.

La convention et les jeunes

En fait, en Belgique, trois jeunes sur quatre affirment connaître l’existence de la convention mais 65% d’entre eux ne connaissent pas son contenu. D’où l’intérêt du festival Zéro>18 qui vise justement à informer les enfants et les jeunes de leurs droits. Un festival en deux temps : le samedi 16 novembre à Charleroi pour les adolescents de 14 à 18 ans et le dimanche 17 à Bruxelles pour les plus jeunes et leurs parents, le tout dans une atmosphère festive, histoire de faire en sorte que les jeunes soient les acteurs d’une convention qui les concerne directement.

Pour en savoir plus

www.zero18.be

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