LES MAISONS DE RETOUR : UNE EVALUATION POSITIVE

le 7 octobre 2012

Il y a quatre ans, le gouvernement fédéral mettait en place des maisons de retour pour les familles, une initiative qui visait à mettre fin à l’enfermement des mineurs d’âge dans des centres fermés. A l’origine réservées aux familles qui devaient quitter le territoire, elles accueillent également aujourd’hui des familles qui demandent l’asile à la frontière. Neuf organisations se sont penchées pour la deuxième fois sur le fonctionnement de ces maisons. Elles tirent aujourd’hui encore un bilan positif et elles encouragent les autorités à « investir dans cette politique qui a démontré son efficacité ».

En quatre ans, 385 familles (comptant au total 694 enfants) ont été placées dans ces maisons ouvertes. 13% d’entre elles ont obtenu le statut de réfugié et 47% ont quitté la Belgique. Les ONG soulignent également qu’un quart seulement des familles accueillies ont choisi la clandestinité, la preuve, disent-elles, qu’un accompagnement en milieu ouvert est presque aussi efficace qu’un enfermement dans un centre fermé, tout en étant beaucoup moins traumatisant pour les enfants.

Dans les maisons de retour, parents et enfants vivent ensemble. Les familles sont en outre accompagnées par des « coaches » de l’Office des étrangers. Leur mission : les aider à accepter leur départ ou à entreprendre les démarches nécessaires à l’octroi d’un statut de séjour. Malgré des moyens limités, ils font du bon boulot, estiment les ONG.

Mais les neuf organisations s’interrogent. Pourquoi le gouvernement envisage-t-il de créer des unités familiales au centre fermé de Steenokkerzeel, disent-elles, alors que la secrétaire d’état à l’asile et à la migration elle-même pense que ces maisons sont «  une alternative valable pour l’organisation du retour des familles et pour l’accueil à la frontière ». Elles recommandent vivement au gouvernement fédéral de continuer dans la même voie, d’ouvrir de nouvelles structures et d’engager du personnel supplémentaire. Elles font également remarquer que les familles qui ont demandé l’asile à la frontière sont aujourd’hui majoritaires, alors qu’elles devraient être prises en charge par Fedasil, et elles rappellent un principe de base : l’enfermement des mineurs d’âge doit être proscrit. « C’est une violation de la Convention internationale relative aux droits de l’enfant », ajoutent le délégué général aux droits de l’enfant et son homologue flamand qui estiment également qu’il est « capital que les ONG suivent la situation précaire des enfants réfugiés  ».

La rapport peut être téléchargé sur le site www.cire.be

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