NON AUX DISCRIMINATIONS !

Vous avez peut-être vu cette semaine, à la RTBF, des clips vidéos qui présentent des cas concrets de discrimination, de l’homophobie aux croyances, en passant par le sexisme et les injures à caractère raciste. Pour aborder ces sujets délicats, les auteurs, Fred Jannin et Sergio Honorez, ont choisi l’humour. On aime ou on n’aime pas, mais on doit cependant reconnaître que c’est plus plus efficace qu’un discours moralisateur. Le message est limpide et il passe : la discrimination est punie par la loi. 

Les cas ne manquent pas, les derniers chiffres publiés par le Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme en témoignent. En 2011, 5185 personnes ont fait appel à lui. Dans la majorité des cas (4161), les signalements portaient sur des faits de discrimination présumée ou d’incitation à la discrimination, tous critères confondus : les critères dits « raciaux » (39,3%), le handicap (19,5%), les convictions religieuses ou philosophiques (13,9%), l’âge (6,9%) et l’orientation sexuelle (6,3%). Et ce n’est que la partie visible de l’iceberg. La grande majorité des cas de discrimination ne sont pas signalés. Cela dit, peu de dossiers débouchent sur une action en justice. La recherche d’une solution à l’amiable est toujours recherchée, sauf si les faits sont particulièrement graves ou lorsqu’un compromis est exclus. En 2011, le Centre a saisi le tribunal dans 16 dossiers. 

Exemples de dossiers traités par le Centre : 

Un couple de femmes souhaite louer une maison, mais le propriétaire refuse parce qu’il veut un couple « ordinaire ». Lorsque le Centre intervient, le bien est déjà loué, mais les deux femmes obtiennent une indemnité équivalente à un mois de loyer et le propriétaire s’engage à respecter la loi anti-discrimination. 

Une personne handicapée ne peut conduire qu’une voiture munie d’une boîte de vitesses automatique. Son assurance omnium a beau lui octroyer le droit d’obtenir un véhicule de remplacement dans le cas d’un réparation, le garagiste veut lui facturer un surcoût. Il a fallu l’intervention du Centre pour qu’il y renonce. 

Un homme de 57 ans pose sa candidature pour un poste d’ouvrier. Trop vieux pour exercer la fonction, estime l’employeur. Selon le Centre et après examen du contexte, ses arguments étaient trop légers, ce qu’il a admis. Il a versé une indemnité au candidat et s’est engagé à mener une politique plus respectueuse des âges. Un exemple qui ne manque pas de sel dans le contexte actuel ! 

Bref, on le voit, les cas de discrimination ne manquent pas et la campagne de sensibilisation lancée par la Fédération Wallonie Bruxelles vient à point nommé. Elle comporte douze saynètes que vous pouvez visionner sur le site www.stop-discrimination.be. Vous trouverez sur ce site également une foule d’informations et des liens vers d’autres sites, histoire d’en savoir plus et de pouvoir réagir, que vous soyez victime ou témoin d’un fait de discrimination. 

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