PREMIERE JOURNEE INTERNATIONALE DE LA FILLE

 

le 14 octobre 2012

Une nouvelle journée internationale vient d’être décrétée par les Nations Unies : depuis cette année, le 11 octobre est l’occasion de rappeler qu’aujourd’hui encore des millions de fillettes dans le monde subissent des violences et des discriminations et qu’il reste beaucoup à faire pour que chacune d’entre elles ait le droit d’aller à l’école et de jouer, bref, de mener la vie d’une enfant, tout simplement. Parmi ces violences, les mariages forcés : l’ONU estime qu’une femme sur trois dans le monde a été mariée pour la première fois avant d’avoir atteint l’âge de 18 ans et un tiers d’entre elles, avant l’âge de 15 ans. Pas question pour elles de rester à l’école, elles doivent se soumettre à leur famille et à un mari beaucoup plus âgé. Elles doivent faire face à des responsabilités qui ne sont pas de leur âge et tenter de survivre à des grossesses à risque. Dans les pays en développement, les complications liées à la grossesse sont la principale cause de décès des filles de 15 à 19 ans.

En dépit des coutumes, l’ONU demande aux états d’interdire les mariages avant l’âge de 18 ans, une forme d’esclavage des temps modernes, dit-elle. Elle insiste également sur la nécessité d’améliorer la scolarité des filles. L’éducation joue en effet un rôle primordial. On sait en effet que les jeunes filles qui ont eu accès à l’enseignement secondaire se marient beaucoup plus tard. A l’occasion de la première journée internationale de la fille, deux organisations lancent d’ailleurs des campagnes visant à promouvoir la scolarité, UNICEF Belgique, avec « Un pas de plus pour l’école » et Plan Belgique, avec « Toutes à l’école », une campagne qui vise à collecter quatre millions de mains levées, pour symboliser le nombre de filles que Plan International entend envoyer à l’école.

Hasard du calendrier, la première journée internationale de la fille a été célébrée un jour après qu’une jeune Pakistanaise, Malala Yusufzai, soit tombée sous les balles des talibans dans son car scolaire. Cette adolescente de 14 ans revendiquait le droit à l’éducation des filles. Elle s’était fait connaître en 2009 en dénonçant sur son blog les violences commises par les talibans. Aujourd’hui, elle est toujours dans un état critique.

Cet horrible attentat montre à quel point une journée centrée sur les droits des filles est plus que jamais indispensable. Ce n’est malheureusement pas le cas de toutes les 120 journées mondiales ou internationales recensées sur le site de l’ONU. Ces journées sont sensées sensibiliser le public sur des sujets politiques, sociaux, culturels, humanitaires ou ayant trait aux droits de l’homme et certaines se justifient pleinement : elles permettent en effet d’aborder des sujets qui méritent d’être mis en exergue, ne fût-ce qu’une fois par an. D’autres en revanche sont centrées sur des thèmes qui laissent perplexes : le bonheur, le jazz, le vol spatial habité ou le Vesak ( heureusement que le site de l’ONU précise qu’il s’agit du jour de la pleine lune du mois de mai !) méritent-ils le même intérêt que les droits de l’homme, le travail des enfants ou le sida, par exemple ? Non, et c’est dommage que les Nations Unies les placent sur le même plan !

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