STOP A LA PAUVRETE ET AUX INEGALITES

30 septembre 2012

Il faut mettre un terme aux inégalités dans notre société, c’est ce que revendique une plate-forme qui réunit plusieurs mouvements sociaux, les mutualités et les trois syndicats, la FGTB, la CSC et la CGSLB, qui organisait cette après-midi une action devant le Palais de justice de Bruxelles. C’est d’ailleurs la première fois que les syndicats et le monde associatif participaient ensemble à une même manifestation, une manière de montrer qu’aujourd’hui, travailleurs et non-travailleurs sont souvent dans la même galère. 1.500 personnes selon la police, 2.500 selon les organisateurs, ont répondu à l’appel de la Plate-forme pour le bien-être et contre les inégalités. Parmi elles, des hommes et des femmes en situation précaire. Pierre a 46 ans. Il doit vivre ou plutôt survivre avec 917 euros par mois, moins que le seuil de pauvreté qui atteignait, en 2010, 973 euros par mois pour une personne isolée. Sa petite fille est placée dans une famille d’accueil. « On n’a pas voulu me la confier parce que je n’avais ni travail, ni logement. » « On mange ou on se soigne », ajoute une dame d’une cinquantaine d’années qui dispose pour sa part d’environ mille euros par mois. Jadis propriétaire de sa maison, elle vit aujourd’hui dans un appartement bon marché, mais sans confort. « La douche est dans la cave et les toilettes, dehors. » Inadmissible au XXI° siècle !

En Belgique, près de 15% de la population vit aujourd’hui en-dessous du seuil de pauvreté. La présidente de Réseau belge de lutte contre la pauvreté, Christine Mahy, s’inquiète par ailleurs de la situation des personnes dont le revenu dépasse de peu le seuil de pauvreté. « Elles ne parviennent plus à faire des économies et le moindre accident de la vie les fragilise. »

La plate-forme dénonce les politiques d’austérité mises en place qui accentuent le fossé entre les pauvres et les riches : la réforme des pensions, par exemple, ou la dégressivité des allocations de chômage. Elle revendique des emplois durables et de qualité, des allocations décentes liées au bien-être, des pensions décentes et des droits et services sociaux renforcés et accessibles. Un appel lancé aux hommes et aux femmes politiques. « On sait que la situation est difficile et que les solutions ne sont pas simples, précise Christine Mahy, mais prendre des mesures qui ciblent les personnes aux plus bas revenus ne la résoudra pas. Ce ne sont pas les allocataires sociaux ou les chômeurs qui plombent l’économie. Le laisser penser ouvre la porte à des préjugés destructeurs. » Bref, il faut que les richesses soient partagées pour que les pauvres puissent être des consommateurs à part entière et contribuer ainsi au redressement de l’économie, le message est clair !

Sites à visiter :

www.bapn.be

www.luttepauvrete.be/reseaubelge.htm

 

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