UN BUREAU POUR LES ETRANGERS AU PETIT-CHATEAU

2 juillet 2012

Il a été inauguré officiellement il y a quelques jours en présence de la secrétaire d’état à l’Asile et à la Migration, Maggie De Block, un peu plus d’un mois après son ouverture. Selon la directrice générale du Département démographie de la ville de Bruxelles, Mary-Odile Lognard, le premier bilan de cette expérience qui reste unique en Belgique est largement positif. « On ouvre deux jours par semaine et on a en moyenne 80 personnes par jour, c’est énorme ! ».

L’intérêt de cette formule, c’est que les résidents du Petit-Château peuvent faire sur place toutes les démarches administratives et autres demandes d’inscription qui leur incombent et elles ne manquent pas : demande ou prolongation d’une carte d’identité ou d’un titre de séjour, mais aussi introduction d’une demande d’asile ou de régularisation. Employés de la ville de Bruxelles et du centre d’accueil travaillent côte à côte, en étroite collaboration. « Avant on était obligé d’organiser des rendez-vous au centre administratif de la commune, maintenant, c’est la commune qui vient chez nous, explique Vincent Iyamuremye, chargé de la coordination au Petit-Château. C’est plus facile pour les résidents. Ceux qui ne parlent ni le français ni le néerlandais peuvent se faire aider par des amis, des accompagnateurs ou des assistants sociaux. » Résultat : un accueil plus humain, plus de queue interminable avant d’arriver au guichet et plus besoin d’aller au centre administratif pour avoir des informations sur l’évolution de son dossier, des déplacements souvent inutiles.

Depuis l’ouverture de l’antenne administrative, les dossiers sont traités au Petit-Château, ils restent sur place et les résidents sont avertis sur place également dès que l’Office des étrangers a pris une décision. Une décision qui peut être négative et pour Hassan Aït Boumalek, fonctionnaire au Bureau des étrangers de la ville de Bruxelles, cela reste une nouvelle difficile à annoncer, même si c’est moins pénible qu’avant. « Ici, il n’y a pas de file d’attente, ils sont moins énervés et ils ne réagissent pas de façon agressive. Ils vont directement voir l’assistante sociale ou leur avocat pour voir si un recours est possible. » Et d’ajouter qu’il doit faire preuve de psychologie. Son collègue du Petit-Château, Vincent Iyamuremye, ne dit pas autre chose. « On essaie d’annoncer la décision de manière correcte et de le faire à temps. Généralement, cela ne se passe pas mal, même si parfois c’est triste de devoir faire part d’une décision négative ».

Ce que deviennent les candidats déboutés, Vincent Iyamuremye l’ignore. « Dès qu’ils quittent le Centre, on n’a plus de nouvelles. » Ce qu’il sait en revanche, c’est que rares sont ceux qui souhaitent rentrer dans leur pays d’origine, n’en déplaise à Maggie De Block pour qui l’augmentation des retours volontaires est une priorité.

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