UN RUBAN BLANC EN SIGNE DE SOLIDARITE

25 novembre 2013

Le 6 décembre 1989, un forcené entre dans une salle de cours de l’école polytechnique de Montréal, fait sortir les garçons et tire sur les filles en criant « Je hais les féministes ». 14 jeunes filles sont sauvagement massacrées. Révolté par cet acte barbare, une groupe d’hommes décide de militer contre la violence faite aux femmes en proposant aux autres hommes de porter un ruban blanc. Depuis, le ruban blanc est devenu un symbole international porté par les hommes et les femmes , celui d’un engagement personnel de ne jamais être violent envers une femme et de ne jamais cautionner ou passer sous silence ce type d’acte. Un symbole porté surtout le 25 novembre, journée internationale pour l’élimination de la violence faite aux femmes.

Comme chaque année, le 25 novembre est marqué par des manifestations, des campagnes et de nouvelles initiatives

L’institut pour l’égalité des femmes et des hommes lance un nouveau site www.violencesentrepartenaires.be. Il comporte deux volets. Le premier s’adresse à ceux qui sont confrontés aux violences entre partenaires : les personnes qui ne sont pas conscientes qu’elles en sont victimes, celles qui s’en rendent compte, les enfants et les adolescents qui les vivent, les témoins ou les proches et les auteurs. L’autre volet cible les professionnels du secteur de la santé, de la police, de la justice, de l’enseignement et de la presse qui abordent ce type de violence dans le cadre de leur métier. Un outil précieux et particulièrement clair de surcroît !

La communauté Wallonie-Bruxelles, la région wallonne et la COCOF lancent une nouvelle campagne de sensibilisation centrée sur le thème « Un couple sur huit vit l’enfer de la violence conjugale ». But de cette campagne : briser les stéréotypes en soulignant que la violence entre partenaires concerne tous les milieux et que chacun d’entre nous peut donc y être confronté. Au programme : des spots TV et radio, accessibles sur le site www.huitcouples.be

La ministre de l’intérieur, Joëlle Milquet, s’inquiète pour sa part de l’accueil, à la police, des victimes d’abus et de violences sexuelles, principalement. Au programme : un mémo rappelant des principes de base aux membres du personnel chargés de l’accueil : essayer, autant que possible, de trouver un environnement calme et de protéger la victime de la curiosité d’une salle comble, lui laisser le temps de répondre à son rythme, mais aussi être attentif à tout ce qui n’est pas exprimé oralement ( langage corporel et non verbal) ». Voilà qui est plus compliqué ! Certes, le personnel en charge de l’accueil peut bénéficier d’une formation de 24 heures (16 heures de cours théoriques et 8 heures de cours pratiques, par le biais de jeux de rôle, notamment), mais c’est peu et Paul Spaens, de la commission permanente de la police locale, le reconnaît volontiers :« Il faut économiser partout, Madame !  » Un point positif, cette formation ne concerne que les volontaires. Pour Caroline Piscaglia, inspectrice principale spécialisée au service famille/jeunesse de la zone de police Montgomery à Bruxelles, « on ne peut pas mettre dans ce service des gens contre leur volonté ».

Voilà quelques unes des initiatives prises dans le cadre de la journée internationale contre la violence faite aux femmes. Une journée abondamment couverte par les media. Dommage que beaucoup d’entre eux n’abordent cette problématique qu’une fois par an sauf, comme le dit Caroline Piscaglia, « quand il y a un fait divers croustillant ».

Marathon 2017 : SIGNEZ POUR LES DÉFENSEURS DES DROITS HUMAINS

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