UNE COUVERTURE DE LAINE, C’EST BIEN... UNE COUVERTURE SOCIALE, C’EST MIEUX !

 

Le 28 octobre 2012

« Une couverture de laine, c’est bien... Une couverture sociale, c’est mieux !  », c’est le titre de la nouvelle campagne de sensibilisation des Equipes populaires. Si ma mémoire est bonne, ce slogan qui fait mouche terminait un billet d’Odile Leherte sur l’opération «  Hiver 2012 » menée en février dernier par la RTBF, appelée aussi « Opération couvertures ». « Pourquoi les médias n’ont-ils pas fait le rapprochement avec les mesures d’austérité décidées quelques semaines avant  ? », se demandent les Equipes populaires qui veulent aujourd’hui attirer l’attention du public sur l’impérieuse nécessité de maintenir une couverture sociale « sans trous ».

Hasard du calendrier, deux jours avant le lancement de cette campagne, le Samu social et la Secrétaire d’état à l’asile et à la migration, Maggie De Block, communiquaient des chiffres qui prouvent que la pauvreté a évolué et qui apportent de l’eau au moulin des Equipes populaires. Près d’un sans abri sur deux accueilli l’hiver dernier dans le cadre du dispositif d’urgence mis en place à Bruxelles disposaient de revenus : 27,2% bénéficiaient du revenu d’intégration sociale, 7,2% étaient au chômage, 7,6% avaient des revenus professionnels, 0,8% touchaient une pension, 1,8% relevaient de la mutuelle et 1,2% recevaient une allocation de handicapé. «  Il ne faut pas se voiler la face, disait alors la directrice du Samu social, Pascale Peraita, la crise économique a un visage et si on ne prend pas de mesures structurelles, la situation ne s’améliorera pas. »

Pour les équipes populaires, pas question d’en revenir à l’époque où la charité publique palliait l’absence de solidarité au sein de la société. Elles demandent notamment l’instauration d’une cotisation sociale généralisée (CSG) pour faire contribuer l’ensemble des revenus au financement de la sécurité sociale et au relèvement des minima sociaux, le retrait de la mesure prévoyant la suppression de l’allocation d’insertion au bout de trois ans, une adaptation du PFI (plan formation insertion) pour qu’il vise réellement l’insertion professionnelle des jeunes demandeurs d’emploi, le retrait de la mesure de dégressivité accrue des allocations de chômage, la fin du processus d’exclusion des chômeurs, le renforcement du premier pilier de pension et un relèvement du montant des pensions les plus basses. Au total, neuf revendications faites dans un seul but : ravauder la couverture sociale avant qu’elle ne soit complètement mitée !

Plus de détails sur le site www.equipespopulaires.be

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